Des autorités espagnoles ont récemment frappé un grand coup contre le crime organisé en démantelant un vaste réseau criminel dirigé par des ressortissants marocains, actif sur plusieurs fronts illégaux, notamment le trafic d’armes, de stupéfiants et la falsification de documents officiels. L’information a été relayée ce lundi par plusieurs médias espagnols.
Cette opération, menée par la Garde civile au début du mois de mai, s’inscrit dans le prolongement d’une enquête de longue haleine, déclenchée après la découverte d’un colis suspect à destination de la Turquie contenant plusieurs passeports espagnols falsifiés. Ce premier indice a permis de remonter la piste d’un réseau structuré et très bien équipé, spécialisé dans la fabrication à grande échelle de faux documents : cartes d’identité, titres de séjour, permis de conduire, ainsi que des certificats de contrôle technique. Le groupe utilisait pour cela un matériel professionnel haut de gamme, notamment des imprimantes thermiques sophistiquées.Mais au fil de l’enquête, une activité encore plus dangereuse a été révélée : le trafic d’armes à feu. En parallèle, une intervention dans la province de Jaén, au sud de l’Espagne, a conduit à l’arrestation de trois suspects et à la saisie d’un arsenal conséquent : pièces d’armes, munitions de divers calibres, silencieux et gilets pare-balles.
Ces équipements étaient destinés à alimenter des réseaux liés à l’émigration clandestine et au trafic international de drogue.L’enquête met en lumière l’étendue des ramifications de cette organisation criminelle, dont les activités s’entrecroisent entre faux papiers, armes et stupéfiants. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’autres membres du réseau, ainsi que les circuits de distribution des armes et documents falsifiés.Ce coup de filet survient quelques semaines après une opération similaire menée à Melilia, où une autre organisation criminelle, également dirigée par des Marocains, avait été neutralisée. Elle disposait elle aussi d’un arsenal militaire important et était impliquée dans des activités criminelles transfrontalières.
M.M.

