C’est désormais la fièvre électorale et la course aux assemblées élues qui commencent. Alors que la neuvième législature a entamé sérieusement sa dernière année avec le débat en cours autour du projet de loi de finances pour 2026, les partis politiques sonnent la mobilisation des troupes pour conquérir les sièges de l’Assemblée version 10ème législature. Au moins trois formations politiques ont affiché cette semaine leurs ambitions en donnant le coup d’envoi des préparatifs à leur participation aux élections législatives et locales de l’année prochaine. Il s’agit du Mouvement El Bina, d’Abdelkader Bengrina qui siège déjà au sein de la chambre basse, mais aussi de deux partis qui annoncent leur retour à l’APN, le Front des forces socialistes, FFS, et le Parti des travailleurs, PT.
C’est le Conseil national réuni en session ordinaire qui a décidé prendre part aux prochaines législatives et locales. Un choix qui «n’est ni une option de circonstance, ni un calcul électoraliste étroit» mais «de conviction et de responsabilité», a affirmé le même organe du parti dans sa résolution politique.
En optant pour la participation, le parti cher à feu Hocine Aït Ahmed qui a déjà présenté son Premier secrétaire, Youcef Aouchiche, comme candidat à la dernière présidentielle, rompt avec la politique de la chaise vide. «Ni la démission, ni le fatalisme et encore moins la politique de la chaise vide ne peuvent tenir lieu de stratégie sérieuse dans le cadre national actuel», affirme le FFS qui vise à «renforcer sa présence dans les assemblées élues, à réhabiliter la politique et à reconstruire le lien de confiance entre les citoyens et leurs institutions».
Le FFS et le PT reviennent dans la course
De son côté, le parti de Louisa Hanoune a annoncé son retour après une absence de la dernière législature. Une participation qui vise «à concrétiser des acquis sociaux», a déclaré la patronne du parti, en début de semaine, lors d’une rencontre avec les cadres à Alger. Pour ce faire, Mme Hanoune a appelé ses militants à «coordonner leurs efforts pour remporter, lors des prochaines législatives, un maximum de sièges à l’Assemblée populaire nationale, et contribuer ainsi à la prise de décision avec un mandat populaire». Une série de rencontres régionales a été lancée par le PT, avec la participation de sa secrétaire générale et des cadres de la Direction, pour mettre en place la stratégie d’attaque à même de renforcer sa présence au sein des assemblées. Idem pour le Mouvement El Bina dont la première rencontre de coordination à Alger, a été tenue lundi dernier et présidée par le vice-président du parti, Ahmed Khona, en présence de membres du Bureau national et d’élus locaux. Une rencontre consacrée, indique le parti, «au débat sur les préparatifs des prochaines élections législatives, suivant les orientations du Bureau national sur la levée du degré de prédisposition et le renforcement du travail de terrain, pour une participation efficace et responsable». En somme, avec le retour du FFS et du PT, éventuellement du RCD qui s’apprête à décider de prendre part aux prochaines échéances, la scène politique promet d’être plus qu’animée durant cette fin d’année et plus encore l’année prochaine.
Farid.B.

