En 2026: Le réseau ferroviaire algérien s’apprête à se moderniser et s’étendre

L’année 2026 sera marquée par la réception de plusieurs projets ferroviaires à travers l’Algérie, visant à étendre le réseau national, fluidifier le trafic et soutenir le développement socioéconomique, a indiqué Nabil Boubaya, directeur central de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANSRIF) dans un communiqué rendu public diamnche dernier.
Parmi les principales réalisations, la ligne minière Sud-Ouest Béchar-Tindouf-Gara Djebilet, longue de 950 km, est désormais prête pour l’exploitation commerciale après le succès des essais techniques.
Plusieurs tronçons de la ligne minière Est, dédiée au transport du phosphate et de ses dérivés sur 422 km, sont également en phase avancée, notamment les sections Annaba-Bouchegouf et Oued Keberit-Driéa, qui seront mises en service cette année.
Le dernier tronçon de 73 km de la ligne des Hauts-Plateaux, reliant Tiaret à Tissemsilt, sera aussi réceptionné, permettant l’exploitation complète de cette ligne stratégique de 1 046 km reliant Tébessa à l’est et Sidi Bel Abbés à l’ouest, via M’Sila et Boughzoul (Médéa).
Parallèlement, le renforcement et la modernisation du réseau se poursuivront à l’est pour relier les ports de Skikda et Djen Djen à Touggourt et Hassi Messaoud, ainsi qu’au centre avec le projet Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa (495 km) sur l’axe Alger-Tamanrasset.
L’ensemble de ces projets, financés dans le cadre d’un programme d’investissement de 2.400 milliards de dinars, contribuera à consolider le réseau national, qui s’étend désormais sur 5 738 km, contre 4 000 km il y a quelques années, et à assurer un transport plus efficace et équilibré des voyageurs et des marchandises à travers le pays.
R. N.