Le délai de dépôt des dossiers de candidature aux élections sénatoriales du 9 mars prochain, destinées au renouvellement partiel des membres du Conseil de la nation, a expiré hier à minuit. Les délégations locales de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), au niveau des 58 wilayas du pays, ont été submergées ces derniers jours par les candidats partisans ou indépendants qui se sont présentés pour déposer leurs dossiers. Selon certaines sources, seulement deux partis politiques ont pu présenter des candidats dans l’ensemble des wilayas.
Il s’agit, comme attendu, du parti du Front de libération nationale (FLN) et du Rassemblement national démocratique (RND). Ces deux partis, ayant remporté les dernières élections locales, disposent d’un réservoir d’élus locaux dans toutes les wilayas, ce qui leur a donné cet avantage d’être présent partout. Le parti islamiste Mouvement de la société pour la paix (MSP) n’a pu constituer des dossiers de candidature dans les 58 wilayas. Le Front des forces socialistes (FFS) a présenté, quant à lui, cinq candidats dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Bejaïa, Bouira, Alger et Boumerdes. Maintenant que l’opération de dépôt des dossiers est terminée, la place est cédée aux campagnes électorales et surtout aux tractations et jeux d’alliance. Ces derniers jours, les partis politiques étaient occupés par les réglages liés, notamment au remplacement des candidats dont les dossiers ont été rejetés pour différents motifs. Dans un premier bilan, on a appris que 94 dossiers de candidature ont été rejetés : dont 45 dossiers rejetés du fait de l’absence de l’attestation de parrainage dûment signée par le premier responsable du parti, et 45 dossiers ont été rejetés pour lien avec les milieux de l’argent sale et des affaires douteuses. Les 4 autres dossiers ont été écartés à cause de la situation des candidats vis-à-vis de l’administration fiscale. Aujourd’hui que ces détails sont réglés, les partis politiques et leurs candidats s’attachent à tisser des alliances pour se mettre dans les meilleures positions en prévision du jour du vote. Les jeux de coulisses sont actionnés. Le FLN qui compte conserver sa majorité au sein de la deuxième chambre du Parlement ne veut pas rater l’occasion de réaffirmer sa position de première force parlementaire du pays, alors que le RND ambitionne d’améliorer son niveau de représentativité au sein du Conseil de la nation. Le MSP et les indépendants ne sont pas en reste et la course pour remporter des sièges de sénateurs les excite. Quant au FFS, son souhait est avant tout de remporter les sièges de Tizi-Ouzou et de Béjaïa.
Farid B.
Elections Sénatoriales: L’heure des tractations

