L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a poursuivi, hier mercredi, le traitement des dossiers des 16 prétendants à la candidature à l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre prochain.
Ayant entamé l’opération jeudi dernier et étant donné qu’elle dispose d’un délai maximum de sept jours pour rendre sa décision, le verdict de l’ANIE ne saurait tarder à tomber.
Quels seront les candidats retenus? Qui sera éjecté? Si la liste que rendra public l’autorité de Mohamed Charfi contiendrait des noms dont la participation est quasiment acquise, des surprises ne sont pas à exclure. Selon certaines sources, au moins trois dossiers remplissent toutes les conditions et n’avaient pas rencontré de difficultés en collectant les signatures de parrainage. Il s’agit d’abord du Président sortant Abdelmadjid Tebboune qui bénéficie du soutien de plusieurs partis politiques qui ont une très large base d’élus locaux. L’opération de collecte des signatures était une formalité pour lui, avec la mobilisation des partis FLN, RND, El Binai, El Moustakbal…
Le deuxième candidat qui se dit confiant est le premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche qui , lui aussi, a compté sur le parrainage des élus.
Le parti a recueilli 1 300 signatures.
Après avoir déposé son dossier de candidature, il a précisé que son parti avait « décidé de participer à la prochaine Présidentielle et de ne pas la boycotter car étant convaincu de son importance », soulignant que son programme « ambitieux » s’adressait à « toutes les franges et catégories sociales dont nous défendrons les intérêts », a-t-il dit.
Il a indiqué que son programme électoral, élaboré après un diagnostic de la situation, sera « porteur d’espoir, de confiance et de changement face aux campagnes visant à semer le désespoir ».
Le troisième candidat dont la participation semble être acquise est Abdelaali Hassani Cherif, chef du Mouvement de la société pour la paix (MSP).
Le candidat islamiste est allé directement à l’essentiel en collectant les signatures des élus.
Il a affirmé, après le dépôt de son dossier, l’importance de l’échéance du 7 septembre, soulignant qu' »en tant que parti actif sur la scène politique, le MSP se doit d’être présent avec son candidat et son programme. Pour lui, cette échéance constitue « une opportunité pour la réforme, le changement et le dépassement de toutes les contraintes politiques, sociales et économiques qu’a connues l’Algérie par le passé ». C’est aussi une occasion pour « se tourner vers l’avenir de ce pays à la lumière des mutations régionales et internationales », a-t-il estimé.
En plus de ces trois candidats, qui sera retenu par l’ANIE ? Des surprises ne sont pas à exclure.
Il faut rappeler qu’en cas de rejet, tout prétendant peut introduire un recours auprès de la Cour constitutionnelle dans un délai, maximum, de quarante-huit (48) heures qui suivent l’heure de la notification.
L’ANIE transmet à la Cour constitutionnelle ses décisions relatives aux candidatures accompagnées des dossiers des candidats dans un délai n’excédant pas les vingt-quatre (24) heures, à compter de la date de l’annonce de ses décisions. La Cour constitutionnelle valide, par décision, la liste définitive des candidats à l’élection du président de la République, y compris les recours, dans un délai maximum de 7 jours, à partir de la date de transmission de la dernière décision de l’Autorité indépendante .
Fateh H.

