Si Alger est fâché avec Paris pour ne rien céder sur sa souveraineté, cela n’empêche pas le pays d’avancer sur la voie du progrès. L’Algérie a bel et bien retrouvé la place qui lui sied dans le concert des nations et voit son économie prospérer davantage comme en témoignent des institutions mondiales.
C’est en clair, le message de l’institution militaire, à travers la revue El Djeich dans son numéro du mois d’août. «(…) notre pays connaît des transformations sensibles et une réelle dynamique à différents niveaux qui lui ont permis de reconquérir la place qui lui sied à travers sa forte et efficace présence dans différents organismes et institutions régionaux et internationaux, à l’exemple de son élection au rang de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, de membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, dont il a assuré la présidence ce mois-ci, mais aussi au poste de vice-président de la Commission de l’Union africaine et vice-président du Conseil économique et social des Nations unies »,lit-on dans l’éditorial.
Ce dernier, sous le titre «Hommage et honneur» en référence à la récente célébration de la Journée nationale de l’armée, met en avant les efforts de l’ANP dans la participation à l’édification de « l’Algérie nouvelle » qui, écrit l’éditorialiste, demeure «attachée à ses référents nationaux, déjouant tous les vils plans de ses ennemis » et « trace sa voie avec fermeté et détermination vers des horizons prometteurs ». Pour la revue El-Djeich, considérée comme porte-voix de l’armée, «l’élan observé » dans les relations bilatérales de l’Algérie avec nombre de pays de par le monde, confirme qu’elle est «devenue un partenaire indispensable et un acteur régional et international pivot ». Ceci, grâce «à sa politique avisée et à ses efforts constants, en vue de l’instauration de la paix et de la sécurité dans le monde ainsi qu’en matière de promotion du développement durable, conformément à des principes immuables fondés sur le respect de la légitimité internationale et le soutien aux causes justes, à leur tête les causes palestinienne et sahraouie ».
En plus de son dynamisme diplomatique, l’Algérie enregistre « une importante relance » sur le plan du développement économique et social, observe l’auteur de l’Éditorial. Une « réalité, a-t-il souligné, dont témoignent de nombreuses institutions et organismes financiers internationaux et régionaux ». Ce qui n’est pas faux. Dans sa dernière mise à jour annuelle de la classification des économies des pays membres, rappelle-t-on, le Groupe de la Banque mondiale (BM) a classé l’Algérie dans la tranche supérieure des pays à revenu intermédiaire pour la deuxième année consécutive.
Non sans oublier « les efforts soutenus à tous les niveaux » pour que le pays franchisse ces pas géants, El Djeich estime que «le chemin est encore long et ardu, au regard des mutations et des changements accélérés qui s’opèrent dans le monde, au gré d’une conjoncture régionale et internationale marquée par les tensions et l’instabilité ». C’est pourquoi, il est nécessaire de «réunir les conditions à même de répondre aux exigences des défis de l’heure et des développements et enjeux de l’avenir, dont la consolidation de l’unité nationale et le renforcement du front interne », insiste le même canal. Un front qui soit « fort et homogène, tourné vers la défense des intérêts suprêmes du pays et avec pour souci d’être à la hauteur de la confiance de ceux qui ont sacrifié ce qu’ils avaient de plus cher pour la Patrie ainsi que des aspirations et espoirs des générations futures » .
Farid B.

