Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à l’amélioration des opérations de maintien de la paix, le représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU, Amar Bendjama, a vivement critiqué l’absence de composante droits de l’homme dans le mandat de la MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental).
Bendjama a souligné le paradoxe entre les exhortations fréquentes des partenaires internationaux sur le respect des droits de l’homme et leur silence concernant la MINURSO. « Cette mission reste la seule opération de paix en Afrique sans mandat relatif aux droits de l’homme, ce qui revient à fermer les yeux sur d’éventuelles violations », a-t-il déclaré.
Au-delà du cas spécifique de la MINURSO, le diplomate algérien a plaidé pour une refonte des opérations de maintien de la paix de l’ONU, jugées inadaptées aux défis actuels. Il a notamment critiqué les mandats trop larges (« en sapin de Noël ») qui nuisent à l’efficacité des missions.
Parmi les priorités évoquées :
L’intégration systématique d’une composante droits de l’homme Une meilleure coopération avec les organisations régionales comme l’Union africaine La promotion de solutions politiques et du droit à l’autodétermination La définition d’objectifs clairs et réalisables
Vers la conférence de Berlin
Alors que se prépare la Conférence ministérielle de Berlin sur le maintien de la paix (mai 2024), l’Algérie appelle à élaborer une vision unifiée pour des opérations plus efficaces. Le pays réaffirme par ailleurs son engagement à partager son expertise en matière de paix et de sécurité internationales.
Ce plaidoyer intervient dans un contexte où l’Algérie, membre non permanent du Conseil de sécurité, cherche à promouvoir une approche plus équilibrée des questions de paix et de sécurité en Afrique.
C.A

