Diplomatie en eaux troubles: France, jusqu’où irez-vous dans la provocation ?

Une grave crise diplomatique sans précédent menace les relations séculaires entre l’Algérie et la France. Par une décision ferme et justifiée, Alger a ordonné l’expulsion de 12 agents de l’ambassade française sur son sol dans un délai de 48 heures.
Une mesure de rétorsion légitime faisant suite à l’arrestation arbitraire et insultante d’un diplomate algérien en France, en violation flagrante des conventions internationales sur les immunités diplomatiques. Plutôt que de reconnaître son entorse au droit des gens et de présenter ses excuses, la France par la voix de son ministre des Affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot, a brandi d’inacceptables menaces de représailles immédiates contre le personnel de l’ambassade algérienne. Une posture belliqueuse et irrespecteuse qui met dangereusement en péril les liens historiques unissant les deux pays.Il faut rappeler les faits dans toute leur gravité. Un agent consulaire algérien en poste en France a été appréhendé et écroué par la justice antiterroriste française dans une affaire d’enlèvement aux relentsputrides de manipulation politicienne.
Une grossière machination ourdies par les milieux d’extrême droite franchouillards, nostalgiques des années honteuses du régime colonial et agissant sous l’impulsion et les finances des lobbies marocains et sionistes oeuvrant contre les intérêts stratégiques de l’Algérie.Face à l’énergique et légitime protestation d’Alger, Paris n’a opposé que des dénégations hypocrites sur la prétendue indépendance de sa justice. Comme si le principe d’immunité diplomatique garanti par les conventions de Vienne pouvait être foulé aux pieds au gré des circonstances !
L’affaire sordide de l’enlèvement présumé d’un malfrat notoire n’est qu’un écran de fumée cachant mal les visées revanchistes de ces importuns groupuscules rétrogrades et bellicistes. L’Algérie, nation souveraine, n’entend pas cautionner de telles dérives antidémocratiques et antialgériennes sur son sol ou sur celui de nations amies. En usant de son droit de réciprocité pour expulser 12 membres de la représentation française, Alger prend une décision de politique réaliste conforme au droit international.
Si Paris s’obstinait dans sa voie guerrière en prenant des mesures d’expulsion contre notre personnel diplomatique, alors une rupture totale des relations ne pourrait être évitée. Une perspective déplorable mais rendue inévitable par l’aveuglement belliqueux de l’ex-puissance coloniale.
L’Algérie, nation apologue de la lutte pour la dignité et la liberté, ne saurait plier face aux rodomontades des va-t-en-guerre franchouillards. Mieux vaudrait pour Paris revoir sa position dans le calme et la sagesse, avant qu’il ne soit trop tard pour préserver les liens séculaires entre deux peuples autrefois frères d’armes contre les forces de l’obscurantisme et du fanatisme .
Farid B.

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