La ministre palestinienne des Affaires étrangères, Aghabekian Shahin Varsen, a lancé un cri d’alarme, hier mardi à Genève, devant le Conseil des droits de l’homme.
Dans une allocution solennelle, elle a dénoncé l’impunité persistante dont bénéficie l’occupation sioniste, l’encourageant à poursuivre ses crimes contre les civils palestiniens, tant dans la bande de Ghaza qu’en Cisjordanie. Devant les représentants des États membres et les hauts responsables onusiens réunis pour la 61e session du Conseil, la chef de la diplomatie palestinienne a décrit une réalité coloniale imposée par la force des armes.
«L’occupation perpétue le génocide et les déplacements forcés à l’encontre des Palestiniens, en violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies», a-t-elle martelé.
Revenant sur la situation catastrophique à Ghaza, Mme Varsen a dénoncé le maintien de l’agression, le blocus étouffant, l’interdiction de l’acheminement de l’aide humanitaire et le ciblage délibéré des équipes de secours et des institutions onusiennes.
Selon elle, ces agissements «reflètent un mépris systématique pour le système international et ses résolutions». Elle a souligné que cette impunité chronique a directement favorisé la perpétration de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Face à ce constat accablant, la ministre palestinienne a appelé la communauté internationale à franchir un cap décisif.
«Il est temps de passer des condamnations verbales à des mesures concrètes», a-t-elle insisté, réclamant des mécanismes de reddition de comptes, de responsabilité et des sanctions dissuasives pour contraindre la puissance occupante à se conformer au droit international. La mise en garde s’est également étendue à la Cisjordanie et à El Qods-Est, où les mesures d’annexion s’accélèrent.
Entre expansion des colonies, confiscation des terres et violences des colons menées sous la protection de l’armée, la ministre a dénoncé une stratégie d’étouffement méthodique.
Elle a réaffirmé avec force qu’«El Qods-Est restera la capitale éternelle de l’État de Palestine», ajoutant qu’«aucune paix juste ne peut être réalisée sans mettre fin à l’occupation et concrétiser l’État palestinien indépendant sur la base de la solution à deux États». Les travaux de cette 61e session ordinaire du
Conseil des droits de l’homme, qui se tiennent au Palais des Nations jusqu’au 31 mars, offrent une tribune cruciale à la Palestine pour maintenir la pression sur la scène internationale, alors que la situation humanitaire et sécuritaire ne cesse de se dégrader dans les territoires occupés.
Malik M.

