Détroit d’Ormuz: Washington sollicite un soutien naval international

Le grotesque le dispute au surréalisme. Celui qui affirmait il y a peu avoir «anéanti l’Iran militairement et économiquement» supplie aujourd’hui la communauté internationale de venir lui prêter main-forte dans le détroit d’Ormuz.
Donald Trump, président américain au verbe toujours aussi peu soucieux de cohérence, a lancé un appel pathétique aux puissances maritimes – Chine, France, Japon, Corée du Sud, Royaume-Uni – pour qu’elles envoient leurs navires de guerre sécuriser cette voie stratégique par où transite l’or noir du Golfe.
Sous couvert de «garantir la liberté de navigation», c’est bien un aveu d’impuissance qu’affiche Washington.Car la réalité du terrain contredit cruellement la propagande.
Le plus grand porte-avions américain a dû battre en retraite après avoir été touché.
L’entité sioniste, imposant un black-out médiatique sur ses pertes, voit ses défenses impuissantes face à des missiles iraniens toujours plus performants.
Et tandis que Trump menace de frapper les installations pétrolières iraniennes, Téhéran rétorque qu’il s’en prendra aux intérêts américains dans tout le Moyen-Orient.Le tandem Washington-Tel-Aviv, arc-bouté sur son impérialisme fissuré, cherche désespérément des renforts pour maintenir une entreprise criminelle que le droit international condamne. Les Britanniques, fidèles à leur rôle de caniche, répondront sans doute présents. Mais les autres États mesureront-ils le risque de s’associer à une guerre dont l’issue militaire se dérobe et dont les conséquences économiques – le baril de Brent a bondi de 40% – menacent déjà l’équilibre mondial ? .

M. M.