Le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a annoncé à Alger que l’Algérie se dirige vers la production locale de membranes d’osmose inverse utilisées dans le processus de dessalement de l’eau de mer. Lors d’une journée parlementaire sur le « dessalement d’eau de mer en tant qu’option stratégique pour l’État », le ministre a révélé que l’entreprise algérienne de l’énergie (Algerian Energy Company – AEC), une filiale de Sonatrach, est en pourparlers avec des entreprises internationales spécialisées dans la fabrication d’équipements pour les stations de dessalement. Un accord a été signé avec le groupe allemand PEL pour produire des membranes semi-perméables localement, visant à réduire les importations, stimuler l’industrie et créer des emplois.
Mohamed Arkab a souligné les défis liés aux coûts de production élevés du dessalement d’eau de mer en raison de la consommation importante d’électricité. Le secteur s’efforce d’améliorer l’efficacité en intégrant des technologies modernes telles que l’énergie solaire et en abandonnant les sources conventionnelles. Pour répondre à la demande croissante d’eau potable, le programme de stations de dessalement comprend actuellement 14 stations opérationnelles, produisant 2,3 millions de mètres cubes par jour. De plus, 80 puits ont été construits pour résoudre la pénurie d’eau à Alger et ses environs.
Le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, a dévoilé que le taux d’utilisation des eaux dessalées atteindra 60% à l’avenir avec la livraison des nouvelles stations prévues. Ce projet vise à garantir l’approvisionnement en eau potable des wilayas côtières et à étendre l’utilisation des eaux conventionnelles dans l’agriculture et l’industrie. Toutes les entreprises impliquées sont nationales et expérimentées dans le domaine .
Lotfi.C.
Dessalement d’Eau de Mer: Vers une production locale de membranes d’osmose inverse

