Dans son rapport Automne 2025 publié jeudi dernier, la Banque mondiale souligne la robustesse de l’économie algérienne, qui se caractérise par une croissance solide, portée par les secteurs productifs, et une inflation maîtrisée.
Ce tableau positif est le fruit des réformes structurelles engagées sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, selon l’institution de Bretton Woods.
Une croissance diversifiée et résiliente
La performance économique algérienne est marquée par une progression du PIB de 4,1% en glissement annuel au premier semestre 2025. Cette croissance est qualifiée de «généralisée», tirée principalement par le dynamisme des activités hors hydrocarbures.
L’agriculture, affichant une production importante, et le secteur des services, stimulé par la consommation des ménages, en sont les principaux moteurs. Cette dynamique confirme une diversification effective de l’économie, la rendant moins dépendante des revenus énergétiques.
L’inflation en net recul, un soutien au pouvoir d’achat
La stabilité macroéconomique se consolide avec une inflation ramenée à 1,7% sur les neuf premiers mois de l’année, après avoir dépassé les 9% en 2022-2023. Cette décélération significative, attribuée notamment à la baisse des prix alimentaires, redonne de l’oxygène au pouvoir d’achat des ménages et relance la consommation. Pour accompagner cette tendance, la Banque d’Algérie a assoupli sa politique monétaire en abaissant son taux directeur et le taux de réserve obligatoire à l’été 2025.
La confiance des opérateurs dans l’économie nationale se matérialise par une nette accélération des investissements. Leur croissance est passée de 8% en 2024 à 13,2% en glissement annuel sur le premier semestre 2025. Cette dynamique, qui s’inscrit dans un cadre de dépenses publiques stables et d’une discipline budgétaire préservée, témoigne de l’amélioration du climat des affaires et de l’attractivité du modèle économique en transformation.
Des défis identifiés, une trajectoire confirmée
Le rapport n’élude pas les défis persistants, tels que la volatilité des cours des hydrocarbures, les tensions géopolitiques et les impératifs de la transition énergétique mondiale.
Toutefois, la Banque mondiale estime que la diversification en cours et la solidité du cadre macroéconomique dotent l’Algérie de réelles capacités d’absorption des chocs extérieurs.
L’institution encourage la poursuite des réformes pour consolider cette trajectoire, soulignant que la croissance devrait «rester solide, portée par la résilience des activités hors hydrocarbures».
En conclusion, le rapport dresse le portrait d’une économie algérienne en pleine consolidation, ayant engagé une transformation structurelle crédible.
La combinaison d’une croissance inclusive, d’une inflation contenue et d’un investissement dynamique constitue désormais le socle d’un développement plus résilient et durable .
Samira A.

