L’Iran a affirmé que les États-Unis, ne sont plus en mesure de «dicter leur politique» aux autres pays, dans un contexte de tensions autour du détroit d’Ormuz, bloqué depuis le 28 février et essentiel au commerce mondial de l’énergie. Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis près de trois semaines, les négociations pour mettre fin au conflit et rouvrir cette voie stratégique restent bloquées, malgré des tentatives de médiation. Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, prévoyant la réouverture du détroit et la levée du blocus naval américain, tout en reportant les discussions sur son programme nucléaire.
Cette offre est examinée par les États-Unis, mais Donald Trump se montre réticent à l’accepter, estimant qu’un accord doit impérativement empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire et être conclu selon les conditions américaines, sans contrainte de calendrier. Certains responsables américains jugent néanmoins la proposition plus constructive que prévu, tout en maintenant des exigences strictes sur le nucléaire. De son côté, l’Iran critique les «exigences illégales» de Washington et affiche une posture ferme, se disant prêt à renforcer sa coopération militaire avec des pays «indépendants», notamment au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai, afin de contrebalancer l’influence américaine, ainsi, malgré une ouverture diplomatique limitée, les divergences persistent, rendant incertaine une résolution rapide du conflit et la réouverture du détroit d’Ormuz. Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé lundi dernier à la réouverture du détroit d’Ormuz. «Les droits et libertés de navigation dans le détroit d’Ormuz doivent être respectés. Ces principes doivent être appliqués pleinement et sans délai», a-t-il déclaré lors d’un débat public du Conseil de sécurité de l’ONU sur la sécurité et la protection des voies navigables dans le domaine maritime. «J’en appelle aux parties concernées : ouvrez le détroit, laissez passer les navires, pas de péage, pas de discrimination, que le commerce reprenne, que l’économie mondiale puisse respirer», a affirmé M. Guterres.
Malik M.
Crise Iran-États-Unis: Trump refuse l’offre iranienne sur le nucléaire et Ormuz

