Dans un sursaut éthique sans précédent, plus de 4 500 scientifiques issus de tous les continents, dont quatorze lauréats du prix Nobel, ont lancé un appel solennel pour mettre fin aux atrocités infligées à la population civile de Ghaza. Face à une crise humanitaire qualifiée d’«insupportable», ces voix de la recherche mondiale dénoncent une famine orchestrée, la destruction méthodique des infrastructures civiles, l’effondrement du système éducatif et sanitaire, et le mépris flagrant pour les droits fondamentaux des habitants de Ghaza. «Rien, absolument rien, ne peut justifier les horreurs actuelles», affirment-ils dans une déclaration poignante, appelant les gouvernements et institutions internationales à mobiliser tous les moyens pacifiques pour stopper cette tragédie.
Ils rappellent que la situation, bien que complexe, ne saurait excuser l’anéantissement de dizaines de milliers de vies innocentes, dont près d’un millier d’enfants de moins d’un an. Parmi les signataires figurent des figures majeures de la physique théorique et des sciences fondamentales : Edward Witten (Institute for Advanced Study, USA), David Gross (Kavli Institute for Theoretical Physics, USA), Giorgio Parisi (Roma La Sapienza, Italie), Alain Aspect (Université Paris-Saclay, France), Jean Iliopoulos (École Normale Supérieure, France), et Nima Arkani-Hamed (Institute for Advanced Study, USA).
Leur engagement transcende les frontières disciplinaires et géopolitiques, affirmant que la science, lorsqu’elle est au service de l’humanité, ne peut rester silencieuse face à l’injustice. Cet appel marque une fracture morale dans le monde académique : Ghaza n’est plus seulement une tragédie politique, mais une urgence éthique qui mobilise les consciences les plus éclairées de notre temps .
S. G.
CRISE HUMANITAIRE: Appel mondial des consciences scientifiques

