Dans la bande de Gaza assiégée, une nouvelle urgence humanitaire critique se dessine. L’hôpital Al-Awda, établissement vital du camp de réfugiés de Nuseirat, a été plongé dans l’obscurité et le silence jeudi soir, ses générateurs s’étant arrêtés faute de carburant. Cette panne généralisée, survenue alors que les besoins médicaux ne cessent de croître, met directement en péril des dizaines de vies, notamment dans les services de soins intensifs, de pédiatrie et de chirurgie.
Les autorités médicales palestiniennes pointent la responsabilité directe de l’occupation israélienne dans cette situation, accusant celle-ci de bloquer délibérément l’acheminement du carburant pourtant prévu par les accords. Cet acte est dénoncé comme une violation flagrante du droit international humanitaire et du cessez-le-feu du 10 octobre. La direction de l’hôpital lance un appel désespéré à la communauté internationale pour une intervention immédiate afin de forcer les autorités israéliennes à autoriser l’entrée du carburant salvateur.
Parallèlement, à Jérusalem occupée (El-Qods), un autre front de tension est attisé. Sous la protection des forces de l’occupation, des centaines de colons israéliens ont effectué jeudi une incursion massive et provocatrice dans l’enceinte sacrée de la mosquée Al-Aqsa. Ces intrusions, où des rituels étrangers à l’Islam sont pratiqués, sont dénoncées comme des actes systématiques de profanation visant à altérer l’identité historique et culturelle de la ville sainte et à judaïser ses lieux les plus sensibles.
Ces deux événements, simultanés, dessinent un tableau glaçant de la réalité palestinienne : d’un côté, la négation du droit le plus fondamental, celui à la santé et à la vie, par l’étouffement méthodique de Gaza ; de l’autre, l’agression contre le patrimoine spirituel et l’identité nationale, dans une tentative d’effacer la présence palestinienne à Jérusalem. Ils illustrent la même logique d’oppression et de déshumanisation qui cherche à briser, corps et âme, la résistance d’un peuple. Le silence ou l’inaction de la communauté internationale face à ces violations constitue une complicité qui ne peut plus durer.
Malik.M.
Crise Humanitaire à Ghaza: L’Hôpital Al-Awda privé de vie, tandis qu’Al-Aqsa est profanée

