Dans son intervention lors du débat public trimestriel du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Moyen-Orient, Nassim Gaouaoui, Représentant permanent adjoint de l’Algérie auprès des Nations Unies, a lancé un appel ferme à la communauté internationale pour s’unir et mettre un terme aux crimes sionistes perpétrés contre la population de Gaza.
« Il est temps de s’unir, laissons de côté nos différences et œuvrons en vue de concrétiser un cessez-le-feu immédiat à Gaza et une solution durable et juste pour la Palestine », a-t-il déclaré. Gaouaoui a affirmé que la solution à la question palestinienne « doit être fondée sur un consensus international garantissant aux Palestiniens le droit à l’autodétermination et à l’établissement de leur État indépendant sur la terre de leurs ancêtres ». Le diplomate algérien a dénoncé avec force l’agression de l’occupation sioniste contre le peuple palestinien sans défense, évoquant les quelque 130 000 Palestiniens tombés en martyrs ou blessés.
Il a pointé du doigt l’impunité totale dont jouit l’armée sioniste, responsable de déplacements forcés de populations et de destructions de biens. Gaouaoui a soutenu que l’entité sioniste devait rendre des comptes sur les atrocités commises contre les Palestiniens, déplorant le fait que la communauté internationale tarde encore à agir. Il a cité en exemple les attaques récentes contre des zones censées être sécurisées, qualifiant ces actes de « preuves claires que les forces d’occupation sionistes ignorent ouvertement le caractère sacré de la vie humaine ». Le représentant algérien a dénoncé l’utilisation de l’aide humanitaire comme outil de pression par les autorités d’occupation, soulignant que « les Palestiniens font face aujourd’hui à la famine comme le confirment les rapports de l’ONU. Il s’agit d’un crime de guerre ». Il a insisté pour que le Conseil de sécurité prenne les mesures nécessaires, comme le stipule la résolution 2417 sur l’utilisation de la faim comme arme de guerre, et que des « sanctions décisives » soient prises contre l’entité sioniste. Gaouaoui a attiré l’attention sur le non-respect par l’entité sioniste des dernières ordonnances de la Cour internationale de justice (CIJ), citant la destruction du passage de Rafah qui devait rester ouvert. Selon lui, à travers cette politique de nettoyage ethnique et de punition collective, « l’entité sioniste nargue le Conseil de sécurité, aujourd’hui incapable de faire appliquer ses propres résolutions ».
Malik.M.

