La Corée du Sud restait suspendue hier au sort du président Yoon Suk-Yeol, visé par un mandat d’arrêt depuis sa tentative de coup de force début décembre et retranché dans sa résidence de Séoul avec des membres de sa garde rapprochée.
Malgré le froid glacial régnant sur la capitale, des partisans du chef de l’Etat, dont la destitution par le Parlement attend d’être validée par la Cour constitutionnelle, continuent de camper dans les rues proches de la villa où les agents du Service de sécurité présidentiel (PSS) ont dressé des barrages afin d’empêcher la police d’accéder au bâtiment. Yoon Suk-Yeol est visé par une enquête pour insurrection depuis qu’il a tenté d’imposer la loi martiale le 3 décembre dernier avant de se rétracter face à la mobilisation des parlementaires, soutenus par des milliers de manifestants. Une première tentative d’arrestation par les fonctionnaires du bureau d’enquête sur la corruption des hautes personnalités (CIO) a échoué vendredi, des membres du PSS et des militaires s’y étant opposés au cours d’un face-à-face tendu de six heures.
Un nouveau mandat d’arrêt a été émis mardi par la justice, qui attend d’être exécuté dans les jours qui viennent. L’un des avocats du président, Yoon Kab-keun, a de nouveau contesté mercredi la légitimité de ce mandat et du CIO. Il a également démenti des rumeurs selon lesquelles le chef de l’Etat aurait fui sa résidence. Lors d’une audition parlementaire mardi, le directeur du CIO, Oh Dong-woon, a promis de « préparer cette fois minutieusement et avec détermination » l’arrestation du président .
R.I
Corée du Sud : Le président Yoon visé par un nouveau mandat d’arrêt

