Corée du Sud : L’Algérie s’impose comme premier fournisseur de naphta

Au cours du premier semestre 2026, l’Algérie est devenue le principal fournisseur de naphta pour la Corée du Sud, selon des données de la Korea International Trade Association (KITA) relayées par l’ambassade sud-coréenne à Alger.
Avec une part de 17,2% des importations sud-coréennes, elle devance les Émirats arabes unis (14,5%), les États-Unis (13%), l’Inde (9,7%) et Oman (9,3%). C’est une première pour Alger, qui dépasse ainsi les Émirats, leaders en 2024 et 2025.
La progression est continue : 12,9% en 2024, 15,6% en 2025, puis 17,2% en 2026.
Le naphta, matière première essentielle pour l’industrie pétrochimique sud-coréenne, est au cœur des préoccupations liées à la sécurité énergétique et à la diversification des sources d’approvisionnement.
La montée en puissance de l’Algérie intervient dans un contexte marqué par les tensions autour du détroit d’Ormuz, qui affectent les routes commerciales. L’Algérie dispose d’une capacité de raffinage de plus de 30 millions de tonnes par an réparties sur cinq complexes, dont celui de Skikda. Le pétrole et le gaz représentent environ 90% des exportations du pays et près de 65% des recettes de l’État.

Sa position géographique en Méditerranée constitue un atout stratégique, permettant d’acheminer les cargaisons vers l’Asie sans passer par Ormuz.
Pour l’ambassade de Corée du Sud, cette évolution illustre l’importance de diversifier les sources afin de consolider la sécurité énergétique nationale.
Elle a également réaffirmé son soutien au développement de la coopération économique entre Séoul et Alger, en particulier dans le secteur de l’énergie.

S. A.