Constantine vibre au rythme de Carthage: Une nuit symphonique inoubliable

Porté par l’excellence de l’Orchestre symphonique de Carthage, le théâtre régional Mohamed-Tahar-Fergani de Constantine a vécu, dimanche soir, une émotion rare.
La musique, une fois de plus, a effacé les frontières pour offrir au public un moment suspendu, d’une beauté saisissante et profondément mémorable. Cette soirée, organisée dans le cadre de la 15e édition du Festival international de musique symphonique, a attiré une foule nombreuse, témoignant de l’appétit croissant des Constantinois pour ce genre musical d’exception.
La prestation remarquable de l’orchestre tunisien a insufflé à l’événement une dimension culturelle de très haut vol, saluée avec ferveur par tous les mélomanes présents.
Sous la direction avisée du maestro Hafedh Magueni, un programme savamment élaboré a séduit par son éclectisme. Œuvres phares du répertoire classique européen et compositions inspirées du patrimoine musical arabe se sont succédé, rendant un vibrant hommage à des légendes telles que Mohamed Abdelwahab, Farid El Atrache et Baligh Hamdi. Des morceaux algériens et tunisiens, revisités dans des arrangements symphoniques modernes, ont également enrichi la soirée, illustrant un dialogue harmonieux entre tradition et modernité.
Dans une touche résolument contemporaine, des reprises orchestrales de tubes pop, disco et de rythmes latins ont enflammé la salle, conquis un public enthousiaste. Mais le moment le plus fort de la soirée restera sans doute l’interprétation magistrale de Ya Qodsou, Zahrat El Madaen de la diva libanaise Fayrouz, ainsi que Louabet El Ayam de Warda El Djazairia. Ces deux œuvres intemporelles ont suscité une vive émotion, recueillant des applaudissements nourris et chaleureux.
Le 15e Festival culturel international de musique symphonique se poursuit jusqu’au 7 mai prochain à l’Opéra d’Alger, avec la participation d’orchestres et d’ensembles venus de 21 pays, dont la République tchèque, invitée d’honneur de cette édition.
Amina S.