Consommation record d’électricité en 2025: «Arrêtons de brûler l’argent public»

Intervenant à l’occasion d’une journée d’étude régionale sur le thème «La rationalisation des dépenses, levier d’une gouvernance vertueuse et de viabilité financière», organisée en coordination avec le conseil de justice de Blida, le secrétaire général du conseil de justice de Tipaza, Mustapha Boucetta, a lancé un appel solennel. Il a estimé qu’il est devenu impératif, pour nos concitoyens comme pour les responsables d’institutions économiques et administratives publiques, d’adopter «une culture de rationalisation de la consommation des ressources énergétiques vitales et de s’éloigner du gaspillage et de la dilapidation des deniers publics Il a cité en particulier l’électricité, le gaz de ville, le carburant et l’eau potable, d’autant plus que l’État s’oriente résolument, dans tous les secteurs, vers la numérisation.
Selon lui, cette nécessaire sobriété permettrait de récupérer des dépenses pour les réaffecter à d’autres charges essentielles concernant la vie des citoyens. Boucetta a déploré, dans son intervention, que la réduction du gaspillage des ressources énergétiques – au premier rang desquelles l’électricité, le gaz, l’eau et le carburant, doit désormais devenir «un mode de vie à partir d’aujourd’hui».
Il a rappelé que l’Algérie a consommé, l’année dernière (2025), plus de 20 000 mégawatts d’électricité, et que ce chiffre est «fortement susceptible d’augmenter» cette année. Ce qui le peine particulièrement, a-t-il confié, c’est de constater qu’«une institution publique officielle n’hésite pas à laisser les lampes allumées la nuit sans aucun besoin», un comportement qu’il qualifie de «gaspillage».
Il a souligné que les exigences du moment imposent de lutter contre ce phénomène, d’abord pour préserver les ressources énergétiques, ensuite pour réinvestir les économies réalisées dans d’autres besoins prioritaires.
Il a énuméré des alternatives concrètes : les ampoules LED économiques, les panneaux solaires désormais fabriqués localement, autant de solutions qui contribuent à réduire efficacement la consommation énergétique. Revenant sur les données disponibles, il a indiqué que la part des dépenses liées à ces ressources vitales est passée de 10% à 50%.
Il a insisté sur le fait que l’adoption d’un comportement vertueux par les citoyens, de même que la responsabilité des gestionnaires d’institutions publiques, sont aujourd’hui des impératifs dictés par la réalité. À défaut, a-t-il averti, le niveau de consommation de ces ressources énergétiques aura inévitablement des répercussions sur notre avenir.
L. L.-E.