Conférence internationale à Alger: Le ministre sahraoui dénonce l’essence du colonialisme

Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Yeslem Beisat, a affirmé dimanche dernier à Alger que l’occupation des terres et le déni du droit légitime des peuples à la vie et à l’autodétermination constituent l’essence même du colonialisme, quelles que soient ses justifications ou ses affiliations.
Intervenant lors d’une session ministérielle de haut niveau organisée dans le cadre de la Conférence internationale sur les crimes coloniaux en Afrique, tenue au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, il a décrit le colonialisme comme une «idéologie fondée sur le déni de l’existence de l’autre, l’ignorance du droit international et la cupidité».
Selon lui, les puissances coloniales ont toujours tenté de présenter leur domination comme un projet civilisateur ou de progrès, avançant parfois des prétextes liés à la sécurité nationale. En réalité, a-t-il insisté, le colonialisme, qu’il provienne d’Europe, d’Afrique ou d’ailleurs, poursuit un objectif unique : la convoitise des ressources naturelles et l’exploitation des peuples.
Mohamed Yeslem Beisat a rappelé que le colonialisme persiste encore dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique et dans les Caraïbes.
Il dénonce le non-respect des engagements internationaux relatifs à la décolonisation et les tentatives de certaines puissances d’entraver ce processus.
Il a enfin souligné que les luttes du peuple algérien et la Révolution de Novembre ont joué un rôle déterminant dans l’accélération de l’indépendance de nombreux pays africains, contribuant à l’adoption par les Nations unies de la résolution 1514, véritable texte fondateur de la décolonisation et document historique visant à mettre fin à la domination coloniale.
M. M.