L’Algérie commémore ce mercredi 20 août, le 70e anniversaire de l’offensive du Nord-Constantinois (1955) et le 69e anniversaire du Congrès de la Soummam (1956). Deux dates qui ont marqué l’histoire du pays et particulièrement celle de la révolution de novembre 1954, pour avoir contribué, pour la première, à faire entendre la voix du peuple algérien qui refusait de se soumettre au colonisateur, et pour la deuxième, à donner à la révolution une structure et des objectifs jusqu’à l’indépendance du pays.
Le Front des forces socialistes (FFS), comme chaque année, ne rate pas l’occasion de marquer l’événement. La direction nationale du parti a toujours fait de cette date une halte pour afficher fidélité au serment des chouhada, rappeler les principes d’unité nationale qui ont constitué la force de la victoire et enfin remobiliser les militants en prévision des échéances
politiques futures. Pour cette année, le parti cher à feu Hocine Aït Ahmed, un des chefs historiques de la glorieuse révolution, organise une conférence politique, suivie d’un déplacement au lieu où a été organisé le Congrès de la Soummam, à Ifri. «À l’occasion de la commémoration du double anniversaire des attaques du Nord-Constantinois et de la tenue du Congrès de la Soummam, qui coïncide avec la date du 20 août de chaque année, le Front des Forces Socialistes a l’honneur de vous inviter à assister à une conférence politique qui se tiendra le mercredi 20 août 2025, à 9h30, à la salle des fêtes Youcef Abjaoui, dans la commune de Sidi Aïch – Wilaya de Béjaïa», écrit le FFS qui prévoit également «un moment de recueillement et de dépôt d’une gerbe de fleurs devant le mémorial du Congrès de la Soummam, au village Ifri – commune d’Ouzellaguen, à 11h30».
Une tradition qui vaut son pesant
En maintenant cette tradition, le FFS confirme son attachement à l’unité du pays et du peuple algérien, qu’inspirent ces deux événements qui se sont déroulés dans deux régions différentes de l’Algérie, à savoir le Nord-constantinois et la Kabylie. Un message qui a tout son poids et toute son importance dans le contexte actuel où l’Algérie est cible de voix et de complots visant son unité, avec la complicité d’entité et d’État ennemis. Le récent »dossier » du magazine français Le Point sur la Kabylie, en est la preuve, que plus de 60 ans après l’indépendance du pays, les nostalgiques de l’Algérie-française, tentent de déstabiliser la terre qui leur a été arrachée de force par les sacrifices de ses enfants martyrs.
Menée par Zighoud Youcef, Chef de la Zone II (Nord-Constantinois) et son adjoint, Lakhdar Bentobal et leurs troupes, l’offensive d’envergure de 1955, a eu pour résultat l’inscription de la question algérienne à l’ordre du jour de l’Assemblée générale (AG) de l’ONU, tenue en septembre de la même année, comme étant une question de décolonisation et non une affaire interne tel que présenté à l’époque par la France coloniale. Quant au Congrès de la Soummam tenu à Bejaia, préparé par Larbi Ben M’hidi et Krim Belkacem, a permis de structurer la révolution militairement et politiquement, avec notamment la création d’un Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), d’un Comité de coordination et d’exécution (CCE). La primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur par rapport à l’extérieur avaient.
également été consacrées .
Farid B.

