Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a supervisé ce mardi à Alger le lancement de trois plateformes numériques dédiées au cloud computing, à la conception et au pilotage de drones, ainsi qu’à un incubateur d’entreprises accueillant 20 projets de start-ups.
Dans une déclaration à la presse, M. Baddari a affirmé que ces réalisations, mises en place au niveau
du Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST), contribueront
à « renforcer la société de l’information, l’économie numérique et à concrétiser la stratégie de développement tout en consolidant la souveraineté numérique ». Ces plateformes permettront également au CERIST « de mener des recherches en s’appuyant sur les technologies de quatrième génération », a-t-il ajouté. Le ministre a particulièrement mis en avant les services offerts par la plateforme de cloud computing, notamment « l’hébergement des données nationales, la fourniture de services informatiques performants et le traitement ultra-rapide des données, avec une garantie de sécurité informatique ». Ces atouts lui permettent, selon lui, « de rivaliser avec les services et plateformes numériques utilisés dans les pays développés ».
Une plateforme souveraine et évolutive
Il est à noter que cette plateforme repose entièrement sur des logiciels open source, similaires à ceux utilisés pour les clouds souverains dans les pays avancés. Elle se distingue par son indépendance technologique totale et son respect des réglementations en matière de sécurité et de protection des données, comme l’ont expliqué les responsables sur place. Évolutive et adaptable, cette plateforme offre également des services permettant aux utilisateurs de créer leur propre « centre de données virtuel » et une interface de programmation moderne. Cela facilite le travail des développeurs et des entrepreneurs innovants, leur évitant ainsi de recourir à des plateformes publiques étrangères, potentiellement risquées pour la confidentialité et la souveraineté des données. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités technologiques locales et de réduction de la dépendance aux solutions étrangères, tout en favorisant l’émergence d’une économie numérique compétitive .
Fateh H.

