La propagande marocaine sur le prétendu «alignement» de la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara Occidental sur sa thèse d’autonomie, subit une fois de plus une cinglante réplique.
Après les précisions de Massad Boulos, Conseiller du président américain pour l’Afrique et le Moyen-Orient, affirmant dans plusieurs interviews que la résolution ouvrait la voie à toutes les propositions, entre autres celles du Front Polisario, voilà que le géant américain et mondial de la technologie, Google en l’occurrence, gifle le régime du Makhzen.
Ce dernier avait, rappelle-t-on, fait circuler l’information selon laquelle Google aurait supprimé sur ses cartes les traits séparant le Maroc et le Sahara occidental, juste après l’adoption de la résolution 2797. «Faux», répond le géant américain qui apporte des précisions sur ce qui semble être une machination médiatique du Royaume chérifien dans sa quête de vendre à travers le monde entier «la marocanité» du territoire du Sahara occidental, toujours maintenu sur la liste des territoires non-autonomes et qui demeure une question de décolonisation.
En effet, les pointillés représentant traditionnellement la séparation entre les deux pays sur Google Maps sont toujours visibles depuis n’importe quel endroit au monde, sauf depuis le Maroc, a affirmé le géant américain, par la voix de son porte-parole, repris par l’AFP.
«Nous n’avons pas fait de changements (aux cartes du) Maroc et du Sahara occidental sur Google Maps. Les gens qui utilisent Maps hors du Maroc voient le Sahara occidental et des pointillés, tandis que ceux qui s’en servent au Maroc ne les voient pas», a déclaré le même responsable.
Des précisions qui brisent l’euphorie marocaine et ses tentatives d’imposer une théorie fabriquée de toute pièce contre la légalité internationale et l’esprit de la dernière résolution onusienne qui conforte bien le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Dans sa dernière sortie médiatique, Massad Boulos a expliqué qu’hormis le préambule de la résolution, toutes les dispositions du texte mettent les deux parties sur le même pied d’égalité.
Selon lui, il y a matière à distinguer entre la position officielle des états-Unis et de Donald Trump, et la résolution du 31 octobre du Conseil de sécurité qui «laisse la porte ouverte à d’autres idées».
Comprendre qu’il n’existe aucune exclusivité au prétendu plan d’autonomie marocaine, puisqu’il «appartient aux parties de trancher la question» lors des négociations qui démarreront dans les prochaines semaines, avec «une forme de vote, comme dans tout scrutin», avait-il encore détaillé.
Ainsi donc tombent, l’une après l’autre, toutes les manœuvres diplomatiques et médiatiques du Makhzen, face à la légalité internationale qui, elle, reste du coté du peuple du Sahara occidental à disposer de lui-même et à décider de son avenir
Farid B.
Carte séparant le Sahara occidental du Royaume sur Maps: Google gifle le Maroc !

