C’est un vote sans la moindre ombre au tableau. Les membres du Conseil de la nation ont approuvé, hier dimanche, à l’unanimité, le règlement budgétaire de l’exercice 2023. Une séance placée sous la présidence d’Azouz Nasri, avec dans l’assistance le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les recettes réalisées en 2023 atteignent 9 017 milliards de dinars, soit une progression de plus de 24% par rapport à l’année précédente. Quant aux dépenses, elles s’établissent à 10 592 milliards de DA, un niveau qui témoigne de l’effort budgétaire consenti par l’État.Pour le ministre des Finances, ce texte n’a rien d’une simple formalité administrative. Intervenant après le vote, Abdelkrim Bouzred a salué les échanges nourris avec les sénateurs, rappelant que le règlement budgétaire est un outil essentiel pour vérifier la conformité entre les prévisions des lois de finances et les résultats réellement obtenus. En clair : une photographie fidèle de la gestion des deniers publics.
Même tonalité du côté de Noureddine Tadj, président de la Commission des affaires économiques et financières du Conseil. Selon lui, cette adoption constitue «une étape législative d’une profonde symbolique», qui confirme l’ancrage de la culture de transparence et de redevabilité dans la gestion des finances publiques, tout en reflétant «la dynamique économique ascendante que connaît le pays».
Car ce vote ne tombe pas dans un contexte ordinaire. Il intervient alors que l’Algérie mène, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, une réforme d’ampleur pour bâtir une économie diversifiée et robuste, gage de souveraineté nationale et de progrès social. Une vision qui s’incarne déjà sur le terrain avec le lancement de mégaprojets dans les mines, les transports et les énergies renouvelables. En clôturant la séance, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a tenu à remettre les pendules à l’heure. Le débat sur le règlement budgétaire, a-t-il insisté, ne se réduit pas à une simple procédure de clôture d’exercice. C’est «un mécanisme de contrôle essentiel» qui permet au pouvoir législatif d’évaluer la bonne exécution de la loi de finances. «Ce texte est un miroir reflétant la performance financière de l’État», a-t-il ajouté, visant à renforcer la bonne gouvernance et à consacrer le lien entre responsabilité et reddition des comptes.
Objectif final : ancrer la confiance des citoyens dans les institutions, par une gestion transparente des ressources publiques.
Lotfi L.-E.
Budget 2023 en Algérie: 9 017 milliards de recettes, les sénateurs adoptent le bilan à l’unanimité

