Bejaïa-Beni Mansour Dédoublement de la voie ferrée

Le projet de dédoublement de la voie ferrée Bejaia-Béni Mansour, lancé pour moderniser et renforcer le réseau ferroviaire, avance au ralenti.
Le projet de modernisation et de dédoublement de la voie ferrée Bejaia-Béni Mansour, sur 87 km, a été lundi passé au centre d’une réunion des autorités locales dans le cadre du suivi des projets structurants, en présence des représentants de l’ANESRIF et de Cosider, entreprise réalisatrice, avec comme ordre du jour son état d’avancement et, en particulier, la libération des assiettes de terrain situé dans l’emprise de la voie. Si Cosider a été appelée à renforcer son chantier en moyens humains et matériels pour relever le rythme des travaux, il faut savoir que l’un des obstacles majeurs est la question de l’expropriation, sachant que l’indemnisation des propriétaires des terrains concernés est encore loin d’être achevée notamment dans certaines communes, en raison d’un désaccord sur le montant de l’indemnisation jugée insatisfaisante par les concernés. Un projet d’envergure pour le développement économique et la mobilité La consistance du projet est assez importante, sachant qu’outre la pose de la voie, il est question de réaliser 13 nouvelles gares, le réaménagement de la gare centrale de Bejaia pour accueillir un atelier d’entretien des locomotives, ainsi que le creusement de deux tunnels l’un de 668 ml dans la commune de Semaoun et l’autre de 907 ml à Sidi Aich. La modernisation et le dédoublement de la voie est cruciale pour l’exportation à travers le port de Bejaia du minerai de zinc qui sera extrait de la mine d’Amizour dont la mise en exploitation est prévue pour le second semestre de l’an prochain. L’importance de ce projet, qui traîne plusieurs années de retard, réside également dans le renforcement de la mobilité des voyageurs, grâce à des trains circulant à 160 km/heure .
Lotfi.C.

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