Baccalauréat 2026: Les centres sous tension dès jeudi

Apartir du jeudi 4 juin prochain, tous les centres où se dérouleront les épreuves du baccalauréat ouvriront leurs portes aux membres des commissions de sécurité, aux autorités locales ainsi qu’aux encadreurs chargés de la présidence des centres. L’objectif est de vérifier une dernière fois la préparation matérielle et organisationnelle avant le jour «J».
L’Office national des examens et concours (ONEC) a clairement rappelé que le président de chaque centre assume seul l’entière responsabilité de la gestion, et qu’aucune défaillance ne sera tolérée. Il doit impérativement garantir l’équité entre tous les candidats, la transparence des épreuves et la crédibilité de l’examen. Pour ce faire, il est tenu de réunir son équipe au moins deux jours avant le début des épreuves afin de répartir précisément les tâches.
L’ONEC, désormais en phase cruciale de préparation, a finalisé toutes les mesures organisationnelles pour le baccalauréat et le brevet de l’enseignement moyen. Une attention particulière est portée au baccalauréat, examen décisif pour l’avenir des élèves.
Près d’une vingtaine de dispositions ont été arrêtées pour sécuriser les centres, exigeant rigueur et discipline de la part des encadreurs, des candidats et de tout intervenant.
Un guide de gestion du baccalauréat 2026, élaboré à partir des retours des présidents de centres et de regroupement, servira de référence unique pour harmoniser les pratiques sur tout le territoire.
Le président du centre, choisi parmi les chefs d’établissement (lycées, collèges) ou les inspecteurs d’éducation, est désigné par arrêté du directeur de l’éducation de la wilaya. Il ne peut exercer dans sa propre commune de résidence ou d’affectation.
Responsable absolu de tout ce qui se passe dans son centre, il doit faire preuve de vigilance et d’initiative.
Il rejoint les lieux deux jours avant l’examen pour coordonner la prévention et les contrôles avec la protection civile, les forces de l’ordre et les services de santé. Il assure également la garde nocturne du centre durant toute la période des épreuves.
Sous l’autorité directe du directeur de l’éducation, il supervise la préparation matérielle, sanitaire et sécuritaire, répartit les rôles entre son équipe, et gère les enveloppes contenant les sujets, depuis leur réception jusqu’à leur ouverture en salle.
Il veille à la remise des copies sous plis scellés dans un coffre renforcé. Trois vice-présidents l’épaulent : le premier, issu de l’encadrement éducatif, l’assiste et le remplace en cas d’urgence, le second, relevant des services économiques, prépare les salles, veille à la propreté, à l’approvisionnement en eau et à la sécurité matérielle ; le troisième, également issu du monde éducatif, contrôle strictement les consignes de surveillance.
Des observateurs extérieurs à la wilaya sont désignés pour chaque centre. Ils suivent le déroulement des épreuves, la réception des sujets, la collecte des copies et signalent tout incident au président de la commission d’observation. Ils n’ont pas le pouvoir d’interférer dans les prérogatives du président, mais engagent leur propre responsabilité en cas de fraude non signalée. Un rapport détaillé est remis chaque soir. L’établissement scolaire doit être prêt au moins trois jours avant l’examen.
Tous les locaux inutilisés sont fermés, les couloirs dégagés, les entrées secondaires condamnées – seule l’entrée principale reste accessible. Un local est aménagé à l’entrée pour déposer téléphones portables, sacs, cahiers et tout objet non autorisé.
L’eau potable est contrôlée, l’hygiène des sanitaires rigoureusement assurée, les extincteurs vérifiés, et un groupe électrogène testé. Les véhicules sont interdits dans l’enceinte, sauf dérogation spéciale.
L’éclairage et la garde nocturne sont renforcés.
Interdictions strictes : le téléphone portable est prohibé pour tous – candidats, surveillants, personnels, seul le président du centre peut le conserver dans son bureau. Le tabac est désormais interdit dans les salles et les couloirs. Tout entrant sans convocation officielle est exclu. Pendant l’épreuve, les portes restent ouvertes, les surveillants se déplacent à l’intérieur de la salle, jamais bloqués devant l’entrée. Les candidats ne peuvent changer de place.
En cas de suspicion, un surveillant peut procéder à une fouille minutieuse. Si un moyen de fraude est découvert (portable, calculette non autorisée, antisèches), le candidat est immédiatement exclu de l’épreuve, sa copie est saisie et un procès-verbal de fraude est établi, signé par le président et les surveillants. Le candidat doit rédiger un aveu écrit.
Toute tentative d’usurpation d’identité entraîne l’intervention immédiate des forces de sécurité.
À la fin de chaque épreuve, les copies sont rassemblées, même si elles sont blanches.
Le candidat doit alors compléter la mention «copie blanche» sur la feuille. Les brouillons ne sont ni corrigés ni joints aux copies. Enfin, aucun surveillant ni encadrant ne peut quitter le centre avant la fin complète des opérations du jour.
Anais G.