Selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI), l’Algérie devrait atteindre un produit intérieur brut (PIB) estimé à 317,17 milliards de dollars au cours de l’année 2026.
Cette performance économique remarquable place le pays en tête des nations du Maghreb, devançant nettement ses principaux concurrents régionaux que sont le Maroc, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie.
L’écart de richesse nationale ainsi creusé par l’Algérie témoigne de la vigueur de son économie, portée par une production énergétique solide, une relance des secteurs hors hydrocarbures et une maîtrise croissante de ses équilibres macroéconomiques.
Ces chiffres, publiés par une institution financière internationale de référence, confirment la trajectoire positive engagée par le pays sous l’impulsion des réformes structurelles menées ces dernières années.
Ils renforcent également la position de l’Algérie en tant que leader économique incontesté de l’espace maghrébin, capable de jouer un rôle moteur dans la stabilité et le développement de toute la région. Ce classement flatteur, qui intervient dans un contexte mondial marqué par de fortes incertitudes, illustre la résilience du modèle économique algérien et sa capacité à tirer son épingle du jeu sur l’échiquier africain et méditerranéen. En revanche, les perspectives pour la zone euro ont été révisées à la baisse, la croissance étant désormais attendue à seulement 1,2% en 2026.
L’Allemagne, première économie européenne, traverse une période difficile avec une progression de son PIB limitée à 0,8%, plombée par la crise de son industrie manufacturière et le coût élevé de l’énergie. La France fait légèrement mieux avec 1,1%, tandis que l’Italie et l’Espagne affichent respectivement 0,9% et 2,0%. Au Moyen-Orient, les prévisions du FMI sont également contrastées. L’Arabie saoudite connaît un ralentissement avec une croissance de 3,2% en 2026, dans le cadre de la poursuite de sa stratégie de diversification économique. En revanche, l’Égypte, confrontée à une inflation élevée et à des tensions sur sa balance des paiements, ne devrait croître que de 3,5% en 2026.
Enfin, le FMI a maintenu ses prévisions pour l’économie mondiale à 3,1% en 2026, un rythme jugé «modeste mais résilient» par l’institution, tout en appelant les banques centrales à la vigilance face aux risques géopolitiques persistants.
Samira A.
Avec un PIB à 317 milliards de dollars: Le FMI sacre l’Algérie leader maghrébin en 2026

