Un atelier consultatif d’envergure s’est tenu, ce mardi, à Alger, pour préparer le deuxième rapport national volontaire du pays relatif aux objectifs de l’Agenda 2030 des Nations unies. Une étape cruciale qui réaffirme, haut et fort, l’engagement constant de l’Algérie à bâtir un développement maîtrisé, solidaire et respectueux de l’environnement.
Placé sous le thème évocateur «L’Algérie, vers un avenir durable et inclusif», cet atelier était coprésidé par M. Sofiane Chaib, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, et M. Mohamed Boukhari, président du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE). Autour d’eux, une assemblée de poids : le conseiller du président de la République chargé des affaires économiques,
M. Farid Kourtel, des représentants d’agences onusiennes, de ministères, des deux chambres du Parlement, de la société civile et du monde académique.
Une mobilisation tous azimuts pour un objectif commun.
Ce rapport, que l’Algérie présentera en juillet prochain à New York lors du forum politique de haut niveau du Conseil économique et social des Nations unies, n’a rien d’un exercice de pure forme. Comme l’a souligné M. Chaib, c’est à la fois un outil d’évaluation des politiques publiques et un «mécanisme diplomatique stratégique». Il permet à l’Algérie de conforter sa place sur la scène internationale tout en exposant son modèle de développement, équilibré entre économie, social et environnement.
M. Chaib en a profité pour rappeler les positions constantes de l’Algérie : réformer la gouvernance mondiale, renforcer l’équité internationale, garantir aux pays en développement un accès juste au financement, aux technologies et au renforcement des capacités. Un plaidoyer porté avec force. M. Boukhari a renchéri : depuis l’adoption de l’Agenda 2030 en 2015, l’Algérie n’a cessé d’intégrer ces objectifs dans sa politique nationale. La preuve ? La Constitution de 2020 consacre désormais les principes du développement durable.
Et derrière, une volonté politique ferme, tournée vers l’action et l’efficacité.
La représentante résidente du PNUD, Natasha Van Rijn, a salué une «maturité institutionnelle et démocratique». Pour elle, ce rapport n’est pas une simple formalité : il rassemble tous les acteurs dans une démarche participative unique. Et de prédire qu’il «contribuera à renforcer la position de l’Algérie parmi les pays les plus avancés en Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030». Un compliment qui n’a rien d’anodin. Mme Van Rijn a également mis en lumière les efforts algériens pour diversifier l’économie, accélérer la transition énergétique grâce aux énergies renouvelables, tout en conciliant développement et engagements climatiques.
Elle a loué le «rôle stratégique» de l’Algérie sur le continent africain, porté par une vision claire et des institutions solides. Enfin, Kamel Oukaci, directeur général de l’Office national des statistiques (ONS), a résumé l’esprit de la rencontre : au-delà de la technique, c’est une véritable approche participative et globale que l’Algérie met en œuvre pour évaluer ses politiques publiques.
L’atelier, organisé par le CNESE en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, a proposé deux sous-ateliers – économique et social – destinés à enrichir le débat, à faire remonter les préoccupations de terrain et à formuler des recommandations scientifiques.
De quoi donner au futur rapport une épaisseur concrète, utile, et résolument tournée vers l’action. Bref, l’Algérie ne se contente pas de signer des engagements. Elle les transforme en actes, avec méthode, avec cœur, et avec l’ambition d’un avenir meilleur pour tous ses citoyens. Rendez-vous à New York en juillet pour confirmer cette dynamique.
Farid B.
Atelier consultatif à Alger: L’Algérie prépare son 2e rapport volontaire pour l’Agenda 2030

