Pendant que des initiatives de parlementaires français tentent de renouer le dialogue entre l’Algérie et la France, profitant de la commémoration des massacres du 8 mai 1945, Bruno Retailleau, lui, poursuit ses manœuvres visant à empoisonner les relations.
Le ministre français de l’Intérieur a été pris «en flagrant délit» de tentative d’infiltration, lorsqu’il a essayé samedi de faire admettre deux agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), sur le sol algérien avec de faux passeports. Mais, c’était compter sans la vigilance des services algériens qui ont vite démasqué ‘’le complot’’, avant que les deux concernés ne soient expulsés.
Révélée sur le plateau de la chaine AL24 news, par Fayçal Metaoui, néanmoins chargé de mission au niveau de la présidence de la République, l’information a causé une onde de choc. Et pour cause, bien que les relations soient au point mort, ce traquenard intervient dans un contexte de commémoration des massacres du 8 mai 45 en Algérie, ayant fait 45.000 morts. Il s’agit d’«une nouvelle manœuvre du ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui a envoyé des hommes sous couvert de passeports diplomatiques», a révélé Metaoui, ajoutant que ces hommes appartiennent en vrai «à une direction qui dépend des services du (même) ministre », à savoir «la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)». L’Algérie qui a constaté que «la partie française n’a pas respecté la procédure en la matière », a tout de suite considéré ces agents en question «persona non grata», lesquels «ont été expulsés du territoire algérien ». Un geste pris par Alger «pour exprimer une colère », a précisé le chargé de mission à la Présidence. Pour la forme, la procédure est «tout à fait légale » du point de vue du droit international et des pratiques diplomatiques, «parce que lorsqu’on entre dans un territoire avec un passeport diplomatique, il faut d’abord informer toutes les parties en respectant la convention de Vienne et les accords consulaires existant entre les deux pays», explique-t-il encore. Quoi qu’il en soit, on est devant une nouvelle «manœuvre» d’un ministre français, Retailleau pour ne pas le citer, «qui mène une croisade contre l’Algérie depuis plusieurs mois et qui utilise tous les moyens pour essayer de faire pression sur l’Algérie qui continue à défendre sa souveraineté».
Il faut rappeler que c’est ce même ministre qui a poussé au bras de fer entre les deux pays et a sapé les efforts de rapprochement et de désescalade, au lendemain de la visite à Alger de son collègue au gouvernement, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. En procédant à l’arrestation d’un agent consulaire algérien à Paris, dans l’affaire dite de Amir DZ, Retailleau a renvoyé la relation bilatérale au plus bas. La suite, avec les expulsions de 12 diplomates de part et d’autre et le rappel de l’ambassadeur français à Alger par Paris et connue. C’est dire que tant que ce ministre d’extrême droite, désigné déjà par Alger comme « responsable » de la détérioration des relations avec la France, est à la manœuvre, il n’y a aucun espoir que ça se débloque. Sa neutralisation, voire son éjection du gouvernement Bayrou, ne devient-elle pas urgente ? La question mérite d’être posée à … l’Elysée .
Malik.M.
Arrivés avec de faux passeports diplomatiques, ils ont été expulsés d’Algérie: Les «agents» de Retaille au démasqués

