Après la réplique à Macron,le MAE répond à Retailleau: Alger ne cède pas

Face aux tentatives de Paris de lui dicter la conduite à tenir, Alger ne cède pas ! Comme disait le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, au sujet des influenceurs arrêtés, affirmant qu’il ne «laissera rien passer», les autorités algériennes viennent de répondre avec plus de fermeté à la campagne de désinformation menée par une extrême droite haineuse.
Par la voix du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Alger a dénoncé «l’extrême droite revancharde et haineuse, ainsi que ses hérauts patentés au sein du gouvernement français (qui) mènent actuellement une campagne de désinformation, voire de mystification, contre l’Algérie». «Ce faisant, ils croient y avoir trouvé un exutoire à leurs rancœurs et à leurs frustrations», écrivait samedi soir le MAE dans un communiqué, en réaction aux propos de
Retailleau suivant le refus de l’Algérie de recevoir l’influenceur Doualemn (59 ans), de son vrai nom Boualem N, expulsé jeudi dernier de France. Il a été renvoyé à Paris. Accusant l’Algérie de chercher «à humilier la France », le ministre d’extrême droite s’est dit « stupéfait » et a déclaré que la France ne peut pas supporter cette situation. Je pense (…) qu’on doit désormais évaluer tous les moyens qui sont à notre disposition (…) vis-à-vis de l’Algérie », avait-il ajouté. Un ton qui n’a pas été du goût du MAE algérien.
«Contrairement à ce que prétendent l’extrême-droite française, ses porte-voix et ses relais, l’Algérie n’est, d’aucune façon, engagée dans une logique d’escalade, de surenchère ou d’humiliation.
C’est bel et bien l’extrême droite et ses représentants qui veulent imposer à la relation algéro-française leurs vues faites de velléités d’intimidation, de menace et d’un bras de fer dont ils parlent sans retenue et sans nuance», affirme le ministère avant de rappeler à Retailleau les règles qui devraient précéder une expulsion d’un citoyen.
«L’expulsion arbitraire et abusive d’un ressortissant algérien de France vers l’Algérie a fourni à cette partie nostalgique de la France l’occasion de donner libre cours à ses règlements de compte historiques avec l’Algérie souveraine et indépendante», estime Alger, précisant que «la ressortissant objet de l’expulsion vit en France depuis 36 ans (…) dispose d’un permis de séjour depuis 15 ans (…) père de deux enfants nés de son union avec une ressortissante française (…) socialement intégré dans la mesure où il exerce un emploi stable depuis 15 ans » .

Farid B.

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