Les autorités algériennes ont pris des mesures fermes pour protéger les consommateurs contre une marque vestimentaire chinoise soupçonnée d’utiliser des substances cancérigènes. Selon Hadj Ali Abdel Hakim, président du bureau de wilaya d’Oran de l’Organisation algérienne de conseil et de protection du consommateur, des directives ministérielles et policières ont été émises pour le retrait immédiat des produits de cette enseigne des marchés et magasins à travers le pays. « Les analyses ont révélé que le fil utilisé pour coudre les vêtements de cette marque est fabriqué à partir de substances cancérigènes. Tout contact avec la peau peut provoquer un cancer », a alerté M. Abdel Hakim, soulignant les dangers avérés que représentent ces produits pour la santé des citoyens. Une décision radicale mais nécessaire face aux risques sanitaires encourus.
Les services de contrôle n’ont pas tardé à passer à l’action, procédant à de vastes saisies des stocks de cette marque low-cost dans au moins quatre wilayas dont Oran et Constantine. « De grandes quantités » de vêtements potentiellement toxiques ont ainsi pu être retirées de la circulation et des rayons.
Cette affaire n’est pas sans rappeler les mises en garde émises précédemment par des chercheurs coréens concernant les taux élevés de substances chimiques détectées dans les articles de cette enseigne chinoise. Une marque devenue pourtant incontournable ces dernières années, s’imposant comme référence des produits vestimentaires bon marché à l’échelle planétaire. Mais face aux risques avérés de cancer,
les autorités algériennes ont choisi la voie de la fermeté pour préserver la santé des citoyens.
Aucun compromis n’est permis lorsqu’il s’agit de la sécurité des consommateurs, même pour les marques les plus populaires .
N.C.

