Algérie -France: La droite française et le refus de l’indépendance algérienne

La polémique suscitée par les propos déplacés du ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, envers l’Algérie a soulevé un tollé justifié en France et en Algérie.
Les déclarations de Retailleau, empreintes d’une mentalité coloniale dépassée, reflètent une frange de la droite française qui n’a jamais accepté que l’Algérie ait arraché son indépendance par une lutte héroïque et non par un quelconque « don » de la France.
L’éditorialiste et spécialiste des questions internationales, Anthony Bellanger, a pointé du doigt cette tradition de la droite française qui persiste à nier la réalité historique de la révolution algérienne de 1954 qui a conduit à l’indépendance. Bellanger a souligné que Retailleau, issu de ce courant rétrograde, continue d’exprimer cette vision révisionniste de l’histoire, niant à l’Algérie son droit légitime à l’autodétermination. Le parti politique La France Insoumise (LFI) a dénoncé avec justesse l’instrumentalisation par Retailleau de prétextes fallacieux pour s’attaquer à l’Algérie, dans une escalade irresponsable motivée par des intérêts personnels liés à sa course à la présidence du parti Les Républicains. Les députés LFI, Mathilde Panot et Eric Coquerel, ont rappelé que l’Algérie avait le même taux d’acceptation des Obligations de quitter le territoire français que d’autres pays, réfutant ainsi les accusations infondées contre ce pays partenaire.
Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a vertement condamné les attaques inacceptables de Retailleau contre l’Algérie, rappelant que les questions liées à l’émigration relèvent du ministre des Affaires étrangères et non de l’Intérieur.Il est impératif que la France reconnaisse pleinement l’indépendance historique de l’Algérie, acquise au prix de lourds sacrifices, et abandonne toute velléité néocoloniale. La France se doit de préserver ses relations avec l’Algérie, un partenaire stratégique dans la région, en faisant preuve de respect mutuel et en rejetant les discours haineux et révisionnistes. Une approche constructive et empreinte de reconnaissance de l’histoire commune est la seule voie pour des relations apaisées et fructueuses entre les deux pays .
F.H.

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