Invité sur la chaîne d’information BFMTV hier soir, l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin a une nouvelle fois vivement critiqué le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, dénonçant son attitude obsessionnelle envers l’Algérie. L’élément déclencheur de cette nouvelle controverse a été une attaque au couteau survenue à Mulhouse, dans l’est de la France, samedi dernier. L’agresseur, un migrant en situation irrégulière d’origine algérienne, a immédiatement servi de prétexte à Retailleau pour attaquer l’Algérie. Lors d’une intervention sur TF1, le ministre a accusé Alger d’avoir refusé à dix reprises d’accueillir cet individu expulsé, appelant à établir une « relation de force » avec le pays. Face à ces déclarations, Dominique de Villepin a réagi fermement. « Les problèmes avec l’Algérie ne se règlent pas par une déclaration au journal de 20 heures de TF1 », a-t-il affirmé. Fort de son expérience diplomatique, il a souligné que la confrontation et les rapports de force sont inefficaces avec un pays où « le sentiment national est profondément ancré », d’autant plus au regard de l’histoire commune marquée par une mémoire douloureuse. Selon lui, « la surenchère et la radicalisation du discours ne mèneront à rien » et ne modifieront en rien la position de l’Algérie. « Désigner l’Algérie comme responsable nous fera-t-il avancer ? », a-t-il interrogé, avant de rappeler que « la gestion des relations avec les États étrangers relève du ministère des Affaires étrangères, et non du ministre de l’Intérieur ».
Algérie-France: Dominique de Villepin fustige l’obsession de Bruno Retaille au pour l’Algérie

