Alger: 25e forum culturel et historique sur la guerre de libération

Le président du Conseil de la Nation, Salah Goudjil, a prononcé un discours poignant lors de l’ouverture officielle de la 25e édition du Forum Culturel et Historique sur la Révolution de Libération nationale, organisé par l’Association Mechâal Echahid. Représenté par Betahar Lazreg, président du Groupe Parlementaire des Indépendants, Goudjil a souligné que « les positions souveraines de l’Algérie victorieuse sont une fidélité au serment des martyrs », dénonçant l’incompréhension du néo-colonialisme face à l’héritage historique profond du peuple algérien. Placé sous le slogan « Mes frères, adieu… N’oubliez pas les martyrs… », ce forum rend hommage aux martyrs sans sépulture, à l’occasion de la Journée Nationale du Martyr. Goudjil a rappelé la résilience du peuple algérien face à la cruauté du colonialisme français, transformant des décennies d’injustice et de tragédies en une victoire historique qui a humilié le colonialisme. Il a également évoqué les séquelles persistantes du néo-colonialisme, qui continuent d’affecter l’Algérie aujourd’hui.
Le président du Conseil de la Nation a mis en lumière des événements marquants de février, tels que le massacre de Sakiet Sidi Youssef le 8 février 1958, un acte de barbarie colonial qui a renforcé la fraternité entre les peuples algérien et tunisien. Il a également rappelé les essais nucléaires français du 13 février 1960 dans le désert algérien, une catastrophe humaine et environnementale dont les conséquences dévastatrices perdurent encore. Goudjil a honoré la mémoire des martyrs tombés sous les balles, la torture, les explosions, les déplacements forcés et les exécutions, soulignant que nombreux d’entre eux n’ont jamais eu de sépulture. Il a également mentionné la récupération récente des crânes des leaders de la résistance populaire, conservés dans des musées français, une restitution accomplie avec dignité sous la direction du Président Abdelmadjid Tebboune. En conclusion, Goudjil a affirmé que le sacrifice des martyrs reste gravé dans l’identité nationale algérienne, guidant les politiques et les choix du pays. Les positions souveraines de l’Algérie, incarnant la Déclaration du 1er Novembre, sont un hommage permanent à leur héritage. Face à cela, le néo-colonialisme et ses lobbies extrémistes peinent à saisir la profondeur de cet enracinement historique dans la société algérienne. Ce forum rappelle ainsi l’importance de préserver la mémoire collective et de défendre les valeurs de la Révolution.
L.C.

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