Al-Mansouri, Al-Khiam, les hauteurs de Halta : vendredi dernier, c’est tout le Sud-Liban qui a de nouveau tremblé sous les tirs de l’artillerie israélienne.
Selon l’Agence nationale d’information (ANI), les frappes ont visé des quartiers résidentiels et des infrastructures civiles, loin de toute logique strictement militaire, confirmant que la population du sud du pays demeure, plus d’un an après le cessez-le-feu censé mettre fin aux hostilités, une cible récurrente.
À Al-Mansouri, les bombardements ont été d’une intensité telle que les secousses se sont fait ressentir jusqu’à Sour et dans plusieurs villages alentour, selon l’agence libanaise.
Un peu plus à l’est, les hauteurs de Halta ont subi le même sort sous les tirs d’artillerie, tandis qu’Al-Khiam a été frappée par une explosion d’une violence particulière.
Trois localités, trois scènes de destruction, en l’espace d’une seule journée, la routine macabre imposée au Sud-Liban ne faiblit pas.
Ces nouvelles attaques s’inscrivent dans une escalade que les médias libanais décrivent comme une intensification manifeste des opérations militaires israéliennes sur plusieurs secteurs du sud du pays.
Habitations éventrées, infrastructures rasées, villages entiers sous la menace permanente d’un déluge de feu qui ne dit jamais son nom, c’est le quotidien qu’Israël continue d’imposer à une région déjà exsangue, en violation constante des engagements pris pour mettre fin aux hostilités.
Car c’est bien là que le bât blesse. Chaque bombardement présenté comme une simple «opération» vient rappeler que le cessez-le-feu au Liban n’a jamais été, pour l’occupant, qu’une trêve à géométrie variable, suspendue au bon vouloir de son armée et de ses calculs stratégiques.
Les populations civiles du Sud-Liban, elles, n’ont droit à aucune trêve : elles vivent sous la menace continue d’un feu qui frappe sans discernement apparent entre cibles militaires et zones habitées.
Combien de temps encore la communauté internationale se contentera-t-elle de décompter, agence après agence, ces frappes répétées sans jamais en tirer de conséquences concrètes ? Le Sud-Liban, lui, continue de compter ses ruines.
M. M.
Al-Mansouri, Al-Khiam, Halta : Le Sud-Liban bombardé
