Le ministère des Affaires étrangères et des Affaires africaines a affirmé, dans un communiqué, que l’organisation par «l’État occupant marocain» de sa «mascarade électorale» dans les territoires occupés de la République sahraouie constitue une nouvelle provocation à l’égard du peuple sahraoui et une violation supplémentaire du statut international du Sahara occidental, qui, selon le communiqué, n’entretient aucune relation de souveraineté avec le Royaume du Maroc.
Le communiqué ajoute que les déclarations triomphalistes de «l’État occupant marocain», accompagnées de chiffres jugés exagérés concernant les taux de participation dans les villes sahraouies occupées, constituent, selon lui, un aveu devant le monde qu’il ne s’agit pas de villes marocaines.
Il affirme également que le régime marocain aurait recours à une propagande grossière afin de donner une apparence de légitimité à ce qui est présenté comme une violation du droit international et d’impliquer les citoyens sahraouis dans des «mises en scène» électorales auxquelles ils seraient étrangers.
La diplomatie sahraouie a dénoncé ce comportement provocateur, le considérant comme une nouvelle preuve de l’obstination de «l’État occupant marocain» et de sa fuite en avant dans ses tentatives, jugées désespérées, de maquiller une réalité coloniale imposée par la force.
Elle affirme qu’aucune élection falsifiée ni aucune mise en scène médiatique mal orchestrée ne modifiera la détermination du peuple sahraoui et son attachement à son droit à l’autodétermination, à l’indépendance et au rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire national.
Le gouvernement sahraoui a appelé les Nations unies et l’ensemble de la communauté internationale
à assumer leurs responsabilités à l’égard du Sahara occidental, qu’il considère, au regard du droit international, comme un territoire soumis à un processus de décolonisation et comme une terre sous occupation militaire illégale.
Il tient enfin «l’État occupant marocain» pleinement responsable des actes qu’il entreprend et qui, selon lui, sont de nature à déstabiliser la sécurité et la stabilité de la région.
Malik M.
