Le gouvernement soudanais a officiellement mis en cause les Émirats arabes unis, hier mardi, dans les frappes de drones survenues la veille contre l’aéroport international de Khartoum.
Des responsables de premier plan, cités par l’agence officielle SUNA, ont affirmé que des preuves formelles, rassemblées par les services compétents, établissent la responsabilité émiratie dans cette agression. Le Soudan se dit désormais en droit de riposter, au moment et à l’endroit de son choix, face à ce qu’il considère comme une violation grave de sa souveraineté nationale.
Lors d’un point de presse conjoint tenu dans la capitale, les autorités ont précisé que les drones ont non seulement visé l’aéroport international de Khartoum, mais aussi des quartiers résidentiels avoisinants ainsi que des sites militaires situés à Khartoum-Bahri et à Omdurman. L’armée soudanaise, placée en état d’alerte maximal, se dit prête à faire face à tous les scénarios. L’analyse des débris d’un des drones abattus a révélé un numéro de série – S88 – dont le fabricant aurait confirmé qu’il correspond à un appareil appartenant aux Émirats. Par ailleurs, les responsables soudanais ont évoqué d’autres incidents survenus cette année, imputés à des drones émiratis, renforçant ainsi leur dossier accusatoire.
Les forces armées soudanaises ont réaffirmé leur détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays, prévenant qu’aucune atteinte à la souveraineté nationale ne serait tolérée. Des sources locales ont rapporté que les frappes de lundi dernier, attribuées aux Forces de soutien rapide, ont provoqué des incendies aux abords de l’aéroport, nécessitant une mobilisation sécuritaire et des efforts urgents pour maîtriser les flammes et éviter qu’elles ne se propagent à d’autres infrastructures sensibles.
M. M.
Accusations de Khartoum: Abou Dhabi au cœur d’une attaque contre l’aéroport de la capitale soudanaise

