A l’occasion du 62ᵉ anniversaire de sa fondation: Le FFS appelle à une refonte politique du système électoral

Al’occasion du 62ᵉ anniversaire de sa fondation, le Front des forces socialistes (FFS) a réagi aux dernières déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant les «révisions techniques» apportées au code électoral. Pour le parti, ces ajustements restent insuffisants et ne répondent pas aux exigences d’une véritable transformation démocratique.
Dans une allocution prononcée samedi, le premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, a souligné que la réforme du système électoral ne saurait se limiter à des ajustements techniques.
Il a plaidé pour une orientation politique claire des lois encadrant les institutions élues, les partis politiques et les organisations de la société civile, afin de garantir une représentation authentique et une compétition démocratique transparente à tous les niveaux. Selon lui, l’enjeu dépasse la simple organisation d’élections régulières. Il s’agit de bâtir des institutions légitimes et solides, capables de porter les aspirations du peuple et de sortir le pays de la crise multidimensionnelle qu’il traverse depuis des décennies.
Aouchiche a appelé à un débat courageux et à la formulation de solutions concrètes, estimant que l’Algérie mérite mieux que de tourner en rond malgré ses richesses, son histoire et la vitalité de sa population.Le responsable du FFS a également mis en garde contre la persistance des blocages structurels, affirmant que les problèmes d’hier resteront ceux de demain si les réformes fondamentales continuent d’être différées. Il a insisté sur la nécessité d’un changement profond et d’une approche politique globale, seule capable de raviver l’espoir et de remettre le pays sur la voie de la démocratie et du développement. Dans un passage empreint de mémoire militante, Aouchiche a salué l’héritage du fondateur du parti, le moudjahid Hocine Aït Ahmed, rappelant son combat pour l’État de droit et son refus constant de toute compromission avec le pouvoir. Il a notamment évoqué le rejet par Aït Ahmed, en 1992, de la proposition de présider l’État, ainsi que les refus répétés du FFS d’intégrer le gouvernement au cours des deux dernières décennies. Le FFS réaffirme ainsi sa fidélité à ses principes fondateurs : défendre la démocratie, refuser la quête du pouvoir pour le pouvoir, et œuvrer à l’émergence d’un État de droit fondé sur la souveraineté populaire .
Malik M.