À Amman: Ahmed Attaf multiplie les tête-à-tête pour consolider la diplomatie algérienne

Un marge de la réunion ministérielle arabe consacrée au soutien d’El-Qods et de ses lieux saints, tenue hier mercredi à Amman, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a enchaîné les rencontres bilatérales, transformant ce rendez-vous du Comité ministériel arabe face aux politiques israéliennes illégales à El-Qods en une plateforme de relance diplomatique tous azimuts.
Avec son homologue égyptien Badr Abdelatty, Ahmed Attaf s’est félicité de la dynamique qui anime les relations algéro-égyptiennes, portée selon lui par une volonté politique partagée de hisser la coopération bilatérale à un niveau supérieur.
Les deux hommes se sont accordés sur la tenue prochaine de la commission de suivi chargée d’évaluer les résultats de la 9e session de la Grande commission mixte algéro-égyptienne et de préparer la suivante, avec un accent particulier sur l’industrie, l’agriculture et l’énergie. L’échange s’est également étendu aux derniers développements au Moyen-Orient. Ahmed Attaf s’est aussi entretenu avec le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, venu exposer ses priorités et le plan de travail qu’il compte soumettre aux États membres pour redynamiser l’action arabe commune face aux défis actuels.
Le chef de la diplomatie algérienne lui a réaffirmé le soutien plein et entier de l’Algérie, insistant sur le rôle irremplaçable de la Ligue comme cadre de coordination des positions arabes. Face à son homologue turc Hakan Fidan, la discussion a porté sur l’état des relations algéro-turques, les deux parties convenant de réactiver prochainement leurs mécanismes de coopération bilatérale, à commencer par la Commission mixte de planification et le Conseil de coopération stratégique de haut niveau.
Les développements au Sahel et au Moyen-Orient ont également figuré au menu de cet échange.
Enfin, la rencontre avec le vice-Premier ministre et ministre pakistanais des Affaires étrangères, Mohammad Ishaq Dar, a permis un état des lieux des relations algéro-pakistanaises, avec un engagement mutuel à activer sans tarder les cadres de coopération existants. La question palestinienne et la situation à Ghaza se sont invitées dans les échanges, tout comme les efforts de médiation déployés par Islamabad en faveur d’une désescalade au Moyen-Orient. Autant de séquences qui confirment, à travers ce ballet diplomatique mené à Amman, l’activisme d’Alger sur la scène arabe et internationale, à un moment où la question d’El-Qods continue de mobiliser les capitales de la région.
F. B.