La course à l’investiture pour l’élection présidentielle du 7 septembre en Algérie bat son plein. Vingt-sept (27) candidats potentiels ont déjà retiré les formulaires de souscription des signatures individuelles auprès de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Cependant, le temps presse, car le dépôt
des dossiers complets doit s’effectuer avant le 18 juillet à minuit.
Mohamed Charfi, président de l’ANIE, a souligné que d’importants moyens logistiques ont été déployés pour cette opération cruciale. Pas moins de 4.903 points de légalisation ont été répartis à travers le territoire national, mobilisant plus de 14.000 agents pour recueillir les signatures nécessaires à la validation des candidatures. Une fois les dossiers déposés, l’ANIE disposera d’un délai de neuf jours, soit jusqu’au 27 juillet, pour les examiner minutieusement. La liste définitive des candidats éligibles sera alors transmise à la Cour constitutionnelle pour validation finale.
Cette course contre la montre met en lumière l’intense compétition qui se joue autour de la présidentielle algérienne. Chaque prétendant doit rassembler un minimum de 60.000 signatures individuelles, provenant d’au moins 25 wilayas, avec un seuil minimal de 1.500 signatures par wilaya.
Au-delà de cette épreuve logistique, les candidats devront également convaincre les électeurs algériens de la pertinence de leur programme et de leur vision pour l’avenir du pays. La campagne électorale, qui s’ouvrira officiellement le 17 août, s’annonce déjà âprement disputée.
Avec un enjeu aussi crucial que l’élection du prochain président de la République, chaque jour compte pour ces 27 prétendants à l’investiture. Une véritable course de fond s’engage, où seuls les plus tenaces et les mieux organisés franchiront la ligne d’arrivée le 7 septembre prochain.
K.M.

