Élections locales du 28 novembre :des maires sortants écartés des listes de candidats

A un mois des élections locales prévues le 28 novembre, plusieurs présidents d’APC sortants, leurs adjoints et des élus ont été écartés des listes de candidatures, principalement sur la base de l’article 184 de la loi électorale, relatif notamment aux liens présumés avec l’argent douteux et les milieux affairistes.
Ces décisions, prises après l’examen des dossiers par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), ont suscité des contestations de plusieurs partis, qui dénoncent des exclusions qu’ils jugent arbitraires.

Le Front des forces socialistes (FFS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) figurent parmi les formations ayant exprimé leurs réserves sur ces rejets. De son côté, le président de l’ANIE, Saad Arous, a assuré que les décisions étaient conformes aux dispositions légales et que les candidats concernés disposaient du droit de recours devant les juridictions administratives.

Les formations politiques doivent désormais trancher entre la contestation des décisions en justice et le remplacement des candidats écartés.Les partis ont jusqu’au 28 octobre pour compléter leurs listes.
Selon les chiffres de l’ANIE, 162 864 candidats sont en lice pour les élections des assemblées populaires communales (APC) et de wilaya (APW), contre 134 140 en 2021, soit une hausse de 21,4%.

Ces exclusions pourraient favoriser le renouvellement de certaines assemblées locales, notamment dans les communes où le mandat écoulé a été marqué par des blocages. Le scrutin du 28 novembre s’annonce ainsi comme un test pour les formations politiques, confrontées à la nécessité de présenter des candidats répondant aux exigences légales tout en préservant leurs chances électorales.


F. H.