Innovation universitaire : 37 étudiants passent de l’idée au prototype

Un prototype coûte cher, et c’est souvent là que s’arrêtent les belles idées d’étudiants. À l’USTHB, hier mardi, le ministre de l’Enseignement supérieur, Kamel Baddari, a annoncé de quoi franchir ce cap pour 37 d’entre eux, avec un financement compris entre un million et un million et demi de dinars, après avoir passé en revue 31 projets labellisés «Protomarket». L’enjeu, a-t-il expliqué, dépasse la seule réussite académique.

Il s’agit de faire d’une idée née sur les bancs de l’université un produit commercialisable, puis une entreprise capable de créer de la richesse et des emplois. L’établissement semble d’ailleurs avoir pris de l’élan sur ce terrain, avec plus de soixante brevets d’invention déposés au cours de l’année, une trentaine de startups déjà lancées et quatre-vingt-dix-sept projets qui pourraient à leur tour déboucher sur la création d’entreprises.

Parmi les travaux présentés, l’un d’eux a retenu l’attention par son utilité immédiate. Baptisé «Eco Flame Shield», il est l’œuvre de Fella Adjroud, qui a misé sur des matériaux entièrement naturels pour freiner la propagation des incendies de forêt et des feux qui ravagent les terres agricoles. Son atout tient à ce qu’il agit sans recourir à des substances nuisibles pour les plantes, un argument de poids dans un pays où chaque été rappelle le prix des flammes.

La visite a aussi été l’occasion de faire le point sur le chantier de rénovation et de réhabilitation des infrastructures de l’université, ouvert depuis trois ans. Les travaux ont dépassé les 80% d’avancement, a indiqué Kamel Baddari, et le reste doit être livré avant la prochaine rentrée universitaire.

A. G.