L’Autorité de l’eau de la bande de Ghaza alerte sur l’effondrement imminent du système d’eau et d’assainissement dans l’enclave, conséquence du maintien par l’entité sioniste de l’interdiction d’entrée des équipements et pièces détachées nécessaires à son fonctionnement et à sa maintenance.
Plus de 2 millions de personnes privés de services essentiels
L’Autorité a lancé samedi dernier un appel urgent aux institutions internationales et régionales, ainsi qu’aux organisations humanitaires et de défense des droits humains, déclarant que le système d’eau et d’assainissement atteint un point de non-retour.
Citée par le site Palestine Online, elle a averti que l’arrêt de ces infrastructures vitales priverait de services essentiels plus de deux millions d’habitants de la bande de Ghaza.
Le maintien de l’interdiction d’entrée des générateurs et de leurs fournitures, notamment les huiles et les pièces détachées, ainsi que d’autres matériaux et équipements essentiels empêche de pomper
l’eau, de traiter les eaux usées, d’exploiter les puits et les stations d’épuration, et d’entretenir le reste des infrastructures.
Une alerte est lancée sur les risques des inondations massives et la submersion des camps de personnes déplacées et des zones résidentielles.
L’Autorité de l’eau de la bande de Ghaza soutient que les camps abritant des centaines de milliers de personnes déplacées, vivant sous des tentes et dans des abris temporaires, sont menacés d’être submergés par un mélange d’eau de pluie, d’eaux usées et de débris.
Cette situation favorisera la propagation des maladies et entraînera de nouvelles noyades et de nouveaux déplacements de population.
A cet effet, l’Autorité de l’eau a réclamé une intervention immédiate et urgente, soulignant
la nécessité de faire entrer du matériel, des équipements, des pièces détachées, des générateurs et leurs accessoires avant qu’il ne soit trop tard et d’avertir que tout retard supplémentaire pourrait entraîner une catastrophe humanitaire, sanitaire et à environnementale incontrôlable.
Malik M.
