CAN féminine de football: Les Algériennes visent un quart de finale à leur portée face à la Côte d’Ivoire

Samedi soir, l’équipe nationale féminine algérienne affrontera la Côte d’Ivoire en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations, disputée au Maroc, dans un tableau qui a déjà vu tomber l’Afrique du Sud, championne en titre, et la Zambie.
Sous la conduite de Farid Benstiti, sélectionneur binational installé en France, les Fennecs abordent cette échéance avec une confiance légitime, portée par un parcours solide en phase de groupes, entaché seulement d’une défaite face au pays hôte, concédée sur coup arrêté en fin de rencontre.
Pour tout observateur du football, atteindre les quarts ne saurait constituer un horizon suffisant pour une formation de ce calibre, censée jouer sa carte jusqu’au bout de la compétition. La seule défaite du parcours aurait d’ailleurs pu se transformer en victoire.
Les Vertes ont franchi ce cap avec quatre buts marqués, six points engrangés et un seul but encaissé, signe d’une défense particulièrement hermétique.
Âgé de 59 ans, Farid Benstiti, ancien professionnel en France, a pris les rênes d’une sélection qui, longtemps, se contentait de participer. Aujourd’hui, elle joue pour le titre, forte d’un effectif où figurent des joueuses évoluant à l’Olympique de Marseille comme à West Ham.
Dans les buts, la gardienne Chloé Nkazi, 30 ans, portière de Montpellier, veille sur la cage algérienne. En défense, Inès Bellouma, 25 ans, pilier du secteur défensif de West Ham, impressionne aux côtés de la Marseillaise Ghezlan Khezzami, 24 ans, et de l’expérimentée Sonia Kellati, 34 ans, joueuse de Lens qui fait office d’entraîneuse sur le terrain. Au milieu, Marine Dafeur, active du côté de Bristol, en constitue la pièce maîtresse. En attaque, le sélectionneur a fait le choix exclusif de joueuses formées à l’école française : Inès Boutaleb, 27 ans, d’Auxerre, et Mélissa Betahi, 20 ans, de Nantes, viennent épauler Morgane, attendue au tournant en quart de finale pour confirmer la puissance offensive qui a mené les Vertes jusqu’au carré d’or. À l’époque de la sélectionneuse Farid, l’ossature de l’équipe reposait surtout sur des joueuses locales, complétées par quelques recrues venues d’Europe et de France. Benstiti a inversé cette logique en misant sur une équipe type entièrement composée de professionnelles évoluant à l’étranger, entre la France, l’Angleterre, mais aussi l’Arabie saoudite avec Iman Boussaha, et la Turquie avec Aurélie Alouache, sous les couleurs d’Antalyaspor.
La phase de groupes a révélé chez les Algériennes une détermination et une envie de gagner qui ont fait la différence, portées par une supériorité technique et individuelle sur leurs adversaires.
Avec deux matches de préparation avant la CAN face à la Zambie, suivis des trois rencontres de poule, cette sélection semble avoir trouvé la cohésion nécessaire pour viser, à terme, le sacre continental.
Hadjer B.