Affaire de corruption à la FAF: Le procès des anciens présidents renvoyé au 25 août

Le dossier qui secoue depuis des mois le football algérien a connu, ce mardi, un nouveau développement judiciaire. Le pôle pénal économique et financier de Sidi M’Hamed a décidé d’ouvrir le procès pour corruption visant la Fédération algérienne de football, fixant l’audience définitive au 25 août prochain.
Trois anciens présidents de la FAF Charafeddine Amara, Djahid Zefizef et Kheireddine Zetchi comparaîtront alors devant la justice, aux côtés de plusieurs anciens cadres et responsables du bureau fédéral, actuellement placés en détention provisoire.
La présidente de la deuxième chambre du pôle a néanmoins choisi de reprogrammer l’examen du fond à cette date ultérieure, répondant à une requête déposée par la défense des mis en cause, qui sollicitait un délai supplémentaire pour achever la consultation des pièces du dossier.
L’audience d’hier mardi s’était ouverte par l’appel de l’ensemble des parties à la procédure accusés, témoins et parties civiles, les prévenus placés sous mandat de dépôt ayant été introduits en salle, en tête desquels les trois anciens présidents de l’instance fédérale.
Outre ce trio, comparaîtront le 25 août les anciens secrétaires généraux identifiés par les initiales M. S. et M. D., l’ex-directeur de l’administration générale A. N., ainsi que plusieurs anciens membres du bureau fédéral et d’autres responsables de l’instance.
L’affaire trouve son origine dans des soupçons entourant les modalités de conclusion de plusieurs contrats et marchés au sein de la Fédération algérienne de football, conclus, selon le dossier d’instruction, en dehors des procédures légales et réglementaires en vigueur, dans le but d’accorder des avantages injustifiés à des tiers une pratique qui aurait entraîné le dilapidement de fonds publics appartenant à la fédération et au Trésor public.
Les personnes poursuivies font face à un ensemble de chefs d’accusation prévus par la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption : abus de fonction, dilapidation intentionnelle de deniers publics et participation à cette dilapidation, conclusion de contrats en violation de la législation et de la réglementation en vue d’octroyer des avantages indus, obtention d’avantages non mérités à l’occasion de la passation de marchés avec l’État ou ses démembrements, ainsi que blanchiment d’argent .
H. B.