Résultats des élections législatives: Une «majorité» pour la continuité du Programme présidentiel

Avec les trois partis FLN, RND ET le Front El Moustakbal, la majorité présidentielle s’est déjà installée au sein de l’Assemblée populaire nationale (APN). En effet, sans même solliciter le soutien d’autres partis politiques, le Président de la République peut bien compter sur ces formations politiques qui s’inscrivent sans conditions dans dans son programme, pour faire passer les textes de loi et projets décidés en Conseil des ministres pour les années à venir.
Arrivés en tête du classement des élections législatives du 2 juillet, Le parti du Front de libération nationale (FLN), avec 90 sièges, le Rassemblement national démocratique (RND), avec 73 sièges, et le Front El Moustakbal, crédité de 59 sièges, n’ont jamais caché leur adhésion à la vision et au
programme du chef de l’Etat.
À eux seuls, ils totalisent 222 sièges sur les 407 que compte la chambre basse du Parlement.
Une majorité absolue pour voter tous les textes du gouvernement et rejetter s’ils le décident, toute
proposition venant de l’opposition.
Ainsi, le Président Tebboune peut même se passer du soutien du mouvement El Bina (38 sièges), voire même des indépendants qui ont été crédités de 32 sièges à l’Assemblée, et du parti Sawt Echaab de Lamine Osmani qui a obtenu 17 députés.
Ces résultats accordent la main au Président de nommer son Premier ministre et don gouvernement en respect des dispositions de la Constitution.
Le texte fondamental stipule dans son article 103 que «le Gouvernement est dirigé par un Premier ministre lorsqu’il résulte des élections législatives une majorité présidentielle, tandis que l’article 104 dispose que «les membres du gouvernement sont nommés par le Président de la République sur proposition du Premier ministre ou du Chef du Gouvernement, selon le cas». L’article 105 est plus clair là-dessus. «S’il résulte des élections législatives une majorité présidentielle, le Président de la République nomme un Premier ministre et le charge de lui proposer un Gouvernement et d’élaborer un plan d’action pour la mise en œuvre du programme présidentiel qu’il présente au Conseil des ministres». C’est dire de toute la latitude dont dispose le Président Tebboune au lendemain de l’annonce des résultats des élections. Ce qui le conforte dans sa position vis-à-vis de l’institution législative du pays, avec ses deux chambres l’APN et le conseil de la nation. Car, il ne faut pas oublié également qu’au sein du Sénat, Abdelmadjid Tebboune dispose de la majorité présidentielle qu’il faut pour gouverner. Ainsi, le scrutin du 2 juillet aura consacré une stabilité institutionnelle comme attendu et n’a pas renvoyé les différents pouvoirs en particulier Exécutif et législatif à la confrontation. Un scénario qui aurait plongé le Parlement dans une spirale dont il ne pourrait sortir qu’avec une dissolution.
Farid B.