Parallèlement à l’offensive économique vers sa profondeur africaine et la relance des échanges avec bon nombre de voisins du continent, l’Algérie continue de tisser des liens et de favoriser le dialogue comme moyen de développement collectif en faveur des peuples d’Afrique et de la région.
C’est dans cette optique qu’intervient la coopération parlementaire plus que jamais relancée, comme le prouve l’installation de huit groupes d’amitié, hier, au Sénat.
Cinq pays africains et 3 arabes. La cérémonie a été présidée par Azouz Nasri, Président du Conseil de la nation en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali. Dans une allocution prononcée à cette occasion, Nasri a déclaré que sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a toujours veillé et veille à demeurer «fidèle à sa mission historique de consolidation des liens arabes et africains, et de défense des causes de libération, de justice et de développement commun». Car, a-t-il soutenu, «étant profondément convaincue que la force du présent et la construction de l’avenir passent par l’ancrage de cette double appartenance comme source de puissance et de rayonnement aux niveaux régional et international».
Pour consolider cette appartenance, «l’Algérie poursuit, avec confiance et détermination, l’établissement de ponts de coopération et de solidarité africaines, aujourd’hui comme demain», a encore indiqué le président de la chambre haute du Parlement, mettant en avant «l’importance d’un rapprochement arabo-africain, compte tenu des mutations internationales, de la communauté du destin et de l’interdépendance des intérêts et des défis communs».
Les groupes de fraternité et d’amitié parlementaire installés, concernent 5 pays d’Afrique, à savoir de la République du Congo, l’éthiopie, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire et de la République arabe d’égypte et trois arabes que sont le Sultanat d’Oman, le Royaume hachémite de Jordanie et le Bahreïn.
Pour Azouz Nasri, le renforcement de la coopération arabo-africaine «est à même d’ouvrir de larges perspectives de développement durable, de renforcer la sécurité et la stabilité, de soutenir l’intégration économique et commerciale et d’offrir à nos peuples une plus grande capacité à relever les défis mondiaux et à défendre leurs intérêts communs dans les différents fora internationaux ».
C’est pourquoi, il a appelé les parlements des pays du continent et de la région arabe à traduire ce rapprochement en projets concrets et en initiatives pratiques, « contribuant à consolider un espace parlementaire arabo-africain fort, capable de prendre en main son avenir et de s’imposer comme un partenaire influent dans la définition des contours du nouvel ordre international».
Il va sans dire que l’élection récemment de Fateh Boutbig du tiers présidentiel au Sénat, à la tête du Parlement panafricain, a pesé dans ses rapprochements. L’Algérie étant désormais au cœur de la diplomatie africaine, voire internationale.
Ces groupes d’amitié feront en tout cas, des Parlements arabes et africains des passerelles de rapprochement «afin de contribuer à façonner les contours du nouvel ordre international, de manière à répondre aux aspirations au progrès, à la prospérité et à la dignité», a plaidé Nasri.
C’est dire de la vision lointaine d’Alger dans l’élargissement de son réseau parlementaire, pour pouvoir peser dans les équilibres internationaux en faveur de la paix et de la stabilité dans le monde.
Farid B.
Huit groupes d’amitié avec des pays africains et arabes installés au Sénat: Coopération parlementaire : l’autre offensive de l’Algérie
