C’est officiel et sans appel. Plusieurs arrêtés interministériels publiés au Journal officiel n° 45 du 21 juin 2026 fixent désormais les prix de vente au détail des cigarettes et du tabac à priser sur l’ensemble du territoire national. Signés le 26 avril dernier par le ministre des Finances Abdelkrim Bouzred et la ministre du Commerce intérieur Amel Abdellatif, ces textes mettent un terme à des semaines de flottement tarifaire durant lesquelles les prix pratiqués chez les détaillants avaient sensiblement dérivé, conséquence directe de pénuries répétées sur plusieurs marques.
Les précédentes décisions de mars 2025 sont abrogées. Désormais, chaque marque dispose d’un tarif précis, uniforme d’un bout à l’autre du pays, sans marge d’interprétation possible pour les revendeurs.
La Société des tabacs Algéro-émiratie, STAEM, qui commercialise les marques les plus répandues, est la première concernée.
Le paquet de Marlboro Full Flavor et Marlboro Gold est fixé à 410 dinars, Marlboro Beyond et Marlboro Soul Shuffle à 420 dinars. Les L&M s’affichent à 350 dinars, les Winston entre 350 et 360 dinars, les Camel à 360 dinars, les Gauloises à 380 dinars, les West entre 300 et 310 dinars, et les LD entre 270 et 290 dinars.
British American Tobacco Algérie (BAT) est également concernée : Rothmans Bleu et Rothmans Gold sont fixés à 300 dinars le paquet, Rothmans Switch à 330 dinars, tandis que les différentes références Lucky Strike varient entre 270 et 290 dinars.
Quant aux produits de la société United Tobacco Company (UTC), leurs tarifs s’échelonnent entre 200 et 300 dinars selon les marques — Rym Original à 280 dinars, Nassim Between à 240 dinars, Afras Java à 220 dinars et Algeria à 200 dinars.
Les arrêtés couvrent également le tabac à priser commercialisé par plusieurs opérateurs, dont DEMAT Algérie, LED Gold SK, Africa El Hidhab et d’autres. Les sachets de 30 grs y sont généralement compris entre 174 et 225 dinars, certains conditionnements en boîte atteignant 240 dinars.
Cette régulation intervient dans un contexte de consommation massive : environ 3,6 millions d’Algériens adultes fument quotidiennement, soit près de 15,6% de la population adulte.
Un marché de cette ampleur ne pouvait continuer à fonctionner sans cadre tarifaire contraignant, l’État vient de le rappeler avec fermeté.
Lotfi C.
Prix du tabac: L’État met fin à l’anarchie tarifaire
