La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet prochain entame sa dernière ligne droite, avant le silence électoral.
Les partis politiques et les listes indépendantes sont en course contre la montre, pour convaincre le maximum d’électeurs d’opter pour leurs candidats.
Ils mettent à profit ces derniers jours de campagne pour investir tous les espaces possibles : les salles pour les meetings, les lieux publics pour les sorties de proximité et les réseaux sociaux, devenus des lieux privilégiés de vulgarisation des programmes électoraux.
Sur le terrain, les candidats ont choisi plutôt la proximité et le contact direct avec les citoyens. Si des partis comme le FLN et le RND veulent confirmer leur résultat des élections précédentes et se maintenir comme partis majoritaires au sein de l’APN, les autres partis notamment de la mouvance démocratique aspirent au moins à remporter un nombre de sièges qui leur permet d’avoir un groupe parlementaire.
D’ailleurs, ils sont présents dans un nombre limité de wilayas. C’est notamment le cas du RCD et de
Jil Jadid et relativement du FFS et du PT.
Les islamistes dispersés
Du côté de la mouvance islamiste, force est de constater que ses partis se présentent dispersés et que l’union sacrée n’est pas pour demain.
Les islamistes ratent ainsi une nouvelle occasion pour s’unir. En effet, pour les élections législatives du 2 juillet prochain, les partis de cette obédience ont choisi d’avancer en solo, chacun de son côté alors même que la loi électorale offre la possibilité aux partis de se présenter en alliance.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), parti membre de la défunte Alliance présidentielle autour du défunt ex-Président Abdelaziz Bouteflika, le Mouvement Ennahdha, le Mouvement El Binai,
le Front pour la justice et la démocratie (FJD), le Parti pour la liberté et la justice (PLJ), le Front
pour l’Algérie nouvelle (FAN) n’ont pas jugé nécessaire de former une alliance ou des alliances afin de multiplier les chances d’emporter le plus de siège et de remporter éventuellement la majorité des sièges de la Chambre basse du Parlement.
L’échec des expériences passées, notamment les élections législatives de 2012, lorsque des partis
de cette mouvance, à savoir le MSP, Ennahda et El Islah, croyant que le moment était venu pour prendre le pouvoir législatif dans les sillage de ce qui est appelé le printemps arabe, avant de subir une humiliante défaite, semblent avoir assommée ces partis.
Pour les observateurs, les partis FLN et RND, qui sont présents dans la majorité des souscriptions électorales et à l’étranger, ont toutes les chances de préserver leur majorité parlementaire.
La grande inconnue reste les listes indépendantes qui peuvent créer la surprise ainsi que le Front
El Moustakbal qui peut avoir un mot à dire ce 2 juillet.
Fateh H.
